Guinée-Bissau : l’étau se resserre autour du Président José Mario Vaz

José Mario Vaz, Président de la Guinée-Bissau

La crise politique en Guinée-Bissau est encore loin de connaître son épilogue. A la suite de la décision jugée illégale de destitution du gouvernement d’Aristides Gomes, l’étau se resserre autour du Président Vaz, qui a brillé par son absence au sommet de la CEDEAO consacré à cette crise.

Le Président José Mario Vaz a brillé par son absence, au sommet des chefs d’Etat de la Communauté Economique  des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), à Niamey au Niger, et dédié à la situation politique en Guinée-Bissau. Mais le sommet de Niamey est resté dans la même logique de fermeté, en réitérant son soutien gouvernement d’Aristides Gomes. Selon RFI, qui donne l’information, parle également sanctions brandies et le même jour, « le Premier ministre Faustino Imbali, fraîchement nommé, a annoncé sa démission ».

Ainsi l’étau se resserre autour du Président José Mario Vaz avec la dénonciation par la CEDEAO de « l’illégalité de sa décision de destituer le gouvernement d’Aristides Gomes, chargé par l’organisation ouest-africaine, d’organiser l’élection présidentielle du 24 novembre prochain ». « Les chefs d’Etat et de gouvernement ont exprimé leur vive préoccupation face à cette nouvelle tournure de la situation, faisant courir au pays des risques politiques et institutionnels, ainsi que d’une guerre civile potentielle ». Dans ce sillage, il a été soulevé la possibilité de sanctions contre tous ceux qui ont posé des actes allant dans le sens de torpiller le processus électoral.

Le Président Vaz étant absent à la rencontre, « la Conférence décide de l’envoi à Bissau d’une mission de chefs d’Etat et de gouvernement dirigée par le président de la conférence (le Nigérien Mahamadou Issoufou) et composée des chefs d’Etat de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée et du Nigeria pour transmettre au Président Vaz les décisions de la Conférence. Cette mission sera précédée d’une mission des chefs d’état-major de la CEDEAO ». Le Président José Mario Vaz est-il en train de suivre les traces de Yaya Jammeh ? L’évolution de la situation dans les prochaines heures permettra peut-être de répondre à cette question.