Gorée, larmes et mémoire

L’île de Gorée a un nouveau site. L’Unesco a eu l’heureuse idée de consacrer un espace sur la Toile à ce haut lieu de mémoire et de souffrance. L’île de Gorée a été utilisé par les Européens comme marché d’esclaves. Une esclaverie. Plus jamais ça !

Gorée, mémoire meurtrie.  » Située à moins de quatre kilomètres de Dakar, au centre de la rade que forme la côte sud de la presqu’île du Cap-Vert, l’île de Gorée offre un abri sûr pour le mouillage des navires. De ce fait, elle a été, depuis le XVe siècle, un enjeu entre diverses nations européennes qui l’ont successivement utilisée comme escale ou comme marché d’esclaves « , explique-t-on sur le site de l’Unesco consacré à l’île. Combien d’esclaves ont transité par ce lieu avant d’être envoyés dans les plantations de coton américaines ? Combien d’Africains sont arrivés vivant aux Etats-Unis et ailleurs ? Le site de l’Unesco est exhaustif sur l’histoire de ce haut lieu de la mémoire universelle. De nombreux liens et photos permettent de visiter le lieu du  » commerce de la honte « .

L’esclavage, l’architecture et le commerce honteux

Gorée, larmes et souffrances.  » Appelée  » Beer » en wolof, elle a été baptisée « Goede Reede » par les Hollandais, pour être connue plus tard sous le nom de Gorée. Elle offrait, surtout à la fin du XVIIIe siècle, le double visage d’un carrefour prospère, où commerçants, soldats et fonctionnaires vivaient dans un décor de rêve, et d’un entrepôt de « bois d’ébène », avec tout son cortège de souffrances et de larmes « , explique le webmestre. Il est aisé d’imaginer larmes et souffrances dans les esclaveries, lieux situés dans les caves de belles maisons coloniales, où étaient parqués hommes et femmes, le plus souvent jeunes, destinés aux plantations et aux ateliers des Amériques. C’est  » dans des caves humides et sombres, ou dans des cachots de torture pour ceux qui se révoltaient, les déportés séjournaient durant des semaines, dans l’attente du voyage sans retour « .

Le patrimoine architectural de Gorée, inscrit depuis novembre 1975 sur l’inventaire des monuments historiques du Sénégal, et depuis septembre 1978 sur la liste du patrimoine mondial, est à visiter au plus vite.

Visiter le site.