Ghana : qui pour remplacer John Atta Mills ?

Le troisième président ghanéen s’est éteint mardi à l’âge de 68 ans. Et dès ce jeudi, le parti au pouvoir au Ghana se réunit pour voir comment désigner un nouveau candidat à la présidentielle de décembre prochain.

John Atta Mills, le chef de l’Etat ghanéen, est décédé ce mardi au 37 Military Hospital, à Accra. C’est la première fois dans l’histoire du pays qu’un Président décède en exercice. Il y avait été admis après une crise cardiaque alors qu’il devait se rendre au Nigeria.

John Atta Mills, atteint d’un cancer de la gorge, souhaitait pourtant renouveler son mandat aux élections générales qui auront lieu en décembre.

Les principaux responsables de son parti, le Congrès national démocratique (NDC), ont décidé de se rencontrer ce jeudi dans la soirée afin de réfléchir à un « plan d’action ». Autrement dit, le parti veut penser aux modalités quant à la désignation d’un nouveau candidat. La place du défunt John Atta Mills est désormais très disputée.

Transition parfaite et lutte pour la succession

Le Ghana, qui est considéré comme un modèle démocratique en Afrique de l’Ouest vient encore de montrer l’exemple. La transition après la mort du chef de l’Etat s’est en effet déroulée sans accroc, avec l’installation du vice-président John Dramani Mahama, dans les heures qui ont suivi, conformément à la Constitution.

Les représentants de l’opposition ont même appelé à l’unité et ont rendu hommage à Mills. Le vice-Président assurera ainsi l’intermi jusqu’aux élections de décembre qui permettront d’installer un nouveau président à la tête de l’Etat.

Au NDC, les troupes s’activent. Lors d’une primaire du parti en 2011, Mills avait été choisi comme candidat à la présidentielle de décembre 2012. Depuis son décès, les cartes sont rebattues. La candidature du président par intérim, John Dramani Mahama, 53 ans, est souvent avancée au NDC. Mais d’autres candidatures sont à attendre dans les jours qui viennent en raison des nombreuses divisions au sein du parti présidentiel. La machine démocratique ghanéenne est décidément bien huilée.

Lire aussi :

 Ghana : le président John Atta Mills est mort

 Le Ghana sur la bonne voie ?