Ghana : la méthode anti-Ebola de mise face au Coronavirus

Le monde entier est en alerte face à la menace que constitue l’épidémie du Coronavirus. L’OMS n’est pas rassurée quant au manque de préparation dont fait preuve l’Afrique face à la menace. Le Ghana, quant à lui, compte sur sa méthode anti-Ebola.

L’Afrique dénombre déjà ses premiers cas de Coronavirus et le Nigeria est le dernier foyer connu de l’épidémie sur le continent. La situation devient de plus en plus inquiétante et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) n’a pas manqué de le signaler. Les systèmes sanitaires en Afrique ne sont pas assez préparés et les relations qu’entretient le Ghana avec la Chine le placent dans une position de pays à risque. Au vu de la situation et face à la probabilité que l’épidémie se manifeste, le Ghana compte sur sa méthode anti-Ebola qui a connu du succès, quelques années plus tôt.

Une méthode qui a fait ses preuves

Le Dr Badu Sarkodie, le spécialiste de la politique de santé publique qui a fait face à Ebola, six ans plus tôt, dirige les réunions de crise dans la capitale ghanéenne. Dès l’apparition des premiers cas du Coronavirus en Chine, la responsabilité lui a été confiée de mettre en place des mesures de prévention. Pour lui, il sera question de réutiliser les mêmes méthodes qui avaient fait leurs preuves contre Ebola. Comme il le déclare : « Dans les aéroports, on utilise des scanners thermiques afin de relever la température des voyageurs arrivant au Ghana. On leur demande aussi de remplir une fiche et de lister les pays qu’ils ont visités, les quatorze jours précédant leur arrivée dans le pays. On a repris, autant que possible, le dispositif qui avait été mis en place lors d’Ebola ».

Pour le Dr Sarkodie, il ne s’agit nullement d’une méthode magique, mais plutôt de l’adoption de certains réflexes. « Les réflexes sont les mêmes. Il faut respecter une distance de sécurité avec le patient. Si vous êtes face à un cas suspect ou confirmé, il faut porter une tenue de protection. Il y a des protocoles à respecter, notamment lors du retrait de la tenue de protection pour ne pas être infecté. Les grandes lignes sont assez similaires ».

Le Nigeria ayant déjà connu son premier cas, cette semaine, il est souhaitable que toutes ces recommandations soient suivies pour limiter le risque d’épidémie en Afrique de l’Ouest.