Génocide rwandais : la Cour d’Appel de Paris favorable à l’extradition des accusés de Kigali

La Cour d’Appel de Paris s’est prononcée ce mercredi en faveur de l’extradition de deux Rwandais recherchés par Kigali pour leur participation présumée au génocide de 1994 : Claude Muhayimana, 52 ans, et Innocent Musabyimana, 41 ans. Toutefois, cette décision n’est pas définitive, puisqu’elle est susceptible de faire l’objet d’un pourvoi en cassation.

La justice française qui, jusqu’à présent, a toujours rejeté les requêtes adressées par les autorités rwandaises, lâcherait-elle du lest ? En tous cas,
la Cour d’Appel de Paris s’est prononcée ce mercredi en faveur de l’extradition des deux Rwandais Claude Muhayimana, 52 ans, et Innocent Musabyimana, 41 ans. Tous deux sont recherchés par Kigali pour leur participation présumée au génocide de 1994. Toutefois cette décision n’est pas définitive, puisqu’elle est susceptible de faire l’objet d’un pourvoi en cassation.

Claude Muhayimana, 52 ans, qui possède la nationalité française depuis 2010, est accusé par Kigali d’avoir participé au massacre de Tutsis dans la ville de Kibuye, dans l’ouest du pays. Son compatriote Innocent Musabyimana, 41 ans, est lui pointé du doigt pour avoir pris part à des massacres dans la province de Gisenyi, dans le nord-ouest du Rwanda, à la frontière de la République démocratique du Congo (RDC). Si plusieurs pays, comme le Canada ou la Norvège, ont accepté d’extrader des génocidaires présumés vers Kigali, cela n’a jamais en effet été le cas de la justice française. Ce qui a d’ailleurs accentué les relations heurtées entre Paris et Kigali.

D’ailleurs, les autorités rwandaises n’ont toujours pas digéré le refus de la justice française d’extrader l’ancien colonel rwandais Laurent Serubuga. L’ex-responsable militaire rwandais, qui avait été interpellé le 11 juillet dernier à Cambrai, dans le nord de la France, fait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par le Rwanda, pour son rôle présumé dans le génocide de 1994.