Genève : un Sierra-Léonais jugé pour la mort de sa compagne Camerounaise lors de lors de rapports sexuels violents


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Justice, Tribunal
Tribunal (illustration)

Une femme de 41 ans, présentée comme Camerounaise, est morte en mars 2023 à Genève après avoir subi des violences sexuelles d’une extrême gravité. Son compagnon, un homme originaire de Sierra Leone, comparaît cette semaine devant le Tribunal criminel. Le parquet l’accuse d’assassinat et a requis la prison à vie assortie d’un internement. L’accusé conteste avoir provoqué la mort de sa compagne. Le verdict est attendu ce vendredi 28 août 2026.

Plus de trois ans après les faits, la justice genevoise tente d’établir le déroulement exact du drame survenu le 24 mars 2023 dans le quartier des Libellules, à Vernier en Suisse. Derrière les descriptions éprouvantes entendues à l’audience, il y a la mort d’une femme de 41 ans et une famille qui attend que les circonstances de sa disparition soient établies.

Selon le Ministère public genevois, la victime aurait subi de la part de son compagnon des violences à caractère sexuel ayant provoqué de très graves lésions internes, suivies d’une hémorragie mortelle. L’accusation reproche également au prévenu de ne pas avoir tenté de la réanimer lorsque les saignements ont commencé et d’avoir volontairement retardé l’appel aux secours. Il est poursuivi pour assassinat et pour actes d’ordre sexuel commis sur une personne incapable de discernement ou de résistance.

Le parquet dénonce un « acte de barbarie »

Le procès, ouvert lundi 24 août devant le Tribunal criminel de Genève, oppose deux versions radicalement divergentes. Pour la procureure Lorena Henry, les blessures ne peuvent être assimilées à un accident. Dans son réquisitoire, elle a parlé d’un « acte de barbarie » et estimé que le prévenu avait volontairement infligé des violences mortelles à sa compagne lors de rapports sexuels. Le Ministère public réclame la prison à vie ainsi qu’une mesure d’internement.

La défense rejette cette qualification et demande l’acquittement. Le prévenu nie avoir commis le geste décrit par l’accusation. il affirme ne pas savoir exactement comment sa compagne a été blessée. Ainsi, à l’audience, il a expliqué avoir initialement interprété les saignements autrement, tout en reconnaissant avoir tardé à faire venir les secours.
La présomption d’innocence demeure applicable jusqu’au prononcé du jugement.

Ne pas réduire la victime aux circonstances de sa mort

La victime est présentée comme originaire du Cameroun, tandis que le prévenu est décrit par la presse suisse comme un ressortissant sierra-léonais installé à Genève.

L’audience a mis en lumière le lourd passé judiciaire du prévenu. En effet, selon le réquisitoire de la procureure Lorena Henry, l’accusé a accumulé depuis l’âge de 15 ans une vingtaine de condamnations en Suisse, dont plusieurs pour viols et contraintes sexuelles. Ces antécédents sont examinés dans le cadre de la demande d’internement formulée par l’accusation.

L’identité complète de la victime camerounaise n’a pas été rendue publique par la justice genevoise. Au terme de ce procès, il reviendra au Tribunal criminel de Genève de déterminer si la mort de cette femme de 41 ans a été délibérément provoquée par l’homme avec qui elle partageait son quotidien et qui avait décidé de la quitter.

Le Tribunal criminel de Genève rendra son verdict vendredi 28 août 2026.

Hélène Bailly
Spécialiste de l'actualité d'Afrique Centrale, mais pas uniquement ! Et ne dédaigne pas travailler sur la culture et l'histoire de temps en temps.
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