Gbagbo apte à participer à son procès, selon les juges de la CPI

Les juges de la Cour pénale internationale ont estimé, ce vendredi, que l’ex-Président ivoirien Laurent Gbagbo est « physiquement et mentalement » apte à participer à son procès pour crimes contre l’humanité, qui doit s’ouvrir le 28 janvier 2016.

Le recours de ses avocats n’y aura rien changé. L’ex-Président ivoirien Laurent Gbagbo n’échappera donc pas à son procès. Il est « physiquement et mentalement » apte à participer à son procès pour crimes contre l’humanité, qui doit s’ouvrir le 28 janvier. C’est ce qu’ont décidé, ce vendredi 27 novembre 2015, les juges de la Cour pénale internationale (CPI).

« Les experts ont souligné une grande amélioration de l’état de santé de Laurent Gbagbo et observé qu’il ne souffre plus du syndrome de stress post-traumatique ou du syndrome d’hospitalisation », a précisé la CPI. Accusé de crime contre l’humanité durant la crise post-électorale de 2010-2011, l’ex-Président ivoirien a été emprisonné à la CPI, en novembre 2011. Une incarcération qui fait suite à son refus de reconnaître la victoire d’Alassane Ouattara, désigné comme le vainqueur de l’élection présidentielle par la communauté internationale.

De son côté, Laurent Ggbago avait été désigné vainqueur par la Cour constitutionnelle. Un imbroglio politique entre les deux rivaux qui estimaient chacun être le président légitime de la Côte d’ivoire, provoquant des violences qui ont fait plus de 3000 morts et des milliers de déplacés. Jusqu’à présent, seuls les pro-Gbagbo ont été au banc des accusés. Une « justice des vainqueur et partiale » largement dénoncée par les partisans de l’ancien Président ivoirien, mais aussi les organisations de défense des droits de l’Homme.

En février 2015, la procureure de la CPI Fatou Bensouda avait pourtant promis de traquer les pro-Ouattara comme les pro-Gbagbo, sans exception. Une promesse encore non tenue, puisque à ce jour les pro-Ouattara ne sont toujours pas inquiétés par la juridiction internationale alors que les exactions lors de la crise post-électorale ont été commises par les deux camps.