Gabon : vers la création des comptes environnementaux

Le ministère gabonais de l’économie, en partenariat avec le programme des nations unies pour l’environnement (PNUE) a lancé jeudi, au cours d’un atelier, les travaux de développement des comptes environnementaux.

Le Gabon en partenariat avec le PNUE a lancé jeudi à Libreville les travaux de mise en place d’un système de comptabilité économique et environnemental. Il s’agit à terme de mieux gérer les ressources environnementales. L’initiative s’inscrit dans le cadre de la diversification de l’économie gabonaise.

Les comptes physiques environnementaux identifiés par les experts au Gabon concernent les comptes Mines et Hydrocarbures. Dans cette catégorie on trouve des produits tels que le pétrole brut, le manganèse, le gaz naturel, le gaz torche, l’or, le fer, les carrières de sable et l’uranium. Il y a les comptes de pêche, les comptes Forêts, qui concernent l’agro-industrie et l’agriculture traditionnelle, l’exploitation forestière, les aires protégées, les énergies, la valorisation des produits non ligneux, le tourisme et l’eau. Le gouvernement souhaite que la création de ces comptes apportent un plus à l’économie nationale avec une bonne utilisation des services environnementaux.

Mieux utiliser les ressources et les services environnementaux

« L’utilisation des comptes environnementaux pour le Gabon rentre aussi dans le cadre de l’économie verte, donc le Gabon vert. C’est l’objectif de cette équipe technique que je mène pour pouvoir commencer à développer les comptes environnementaux au Gabon. Il s’agit du développement durable. On fera le suivi de l’utilisation des ressources naturelles, mais à bon escient », a expliqué le DR Thierry De Oliveira du programme des nations unies pour l’environnement.

Avec la mise en place de ces comptes, le gouvernement sera en mesure chaque année de donner de façon exacte des chiffres sur l’apport du secteur de l’environnement sur le PIB. Et les projets économiques et les services mis en place lancé dans ce domaine devront générer plus de bénéfices pour l’Etat et les opérateurs économiques.

La forêt gabonaise couvre environ 21,5 millions d’hectares, soit près de 80% du territoire, riche en Okoumé, en Ozigo et bois divers. L’estimation du potentiel ligneux commercialisable est de 1,5 milliards de m3 de bois sur pied. Avec plus de 800 kilomètres de côte, le Gabon regorge également d’importantes ressources halieutiques. Une meilleure utilisation de l’ensemble de ces ressources et une capitalisation du potentiel environnementale du pays peut permettre, selon les experts, à générer beaucoup de devises hors pétrole. Reste à espérer que la création des comptes environnementaux permettra d’atteindre ce résultat d’ici quelques années.