Gabon : traqué par la justice, le fils de Jean Ping quitte le pays

Au Gabon, le fils de l’opposant Jean Ping, mis en demeure, aurait quitté le pays pour échapper à la justice : le petit-fils d’Omar Bongo aurait-il ainsi fauté ?

Franck Ping, fils de Jean Ping, mis en demeure de répondre par le Procureur de la République, qui a instruit les officiers de police judiciaire de l’ouverture d’une enquête préliminaire à son encontre, ainsi qu’à l’encontre de la société SINOHYDRO, représentée par Wang Ping, pour les faits présumés de corruption, aurait pris la tangente.

L’information a été donnée par Koaci qui précise que Franck Ping a quitté prématurément le territoire national depuis une mise en demeure, comme révélé par le procureur de la République, Steve Ndong Essame qui n’exclut pas un mandat d’arrêt international. « Le parquet de Libreville, dans le cadre de la coopération judiciaire internationale, entend mettre tous les mécanismes juridiques en œuvre pour faire la lumière sur ces agissements s’apparentant à la délinquance financière avant des éventuelles poursuites pénales contre les mis en cause devant la juridiction compétente », a souligné le procureur.

Koaci ajoute que l’annonce fait suite à un examen de situation de deux ressortissants chinois par les services d’immigration dont Wang Ping, directeur général adjoint de la société chinoise SINOHYDRO. « Il ressortait des éléments susceptibles de constituer ou de caractériser des infractions à la loi pénale, impliquant Franck Ping, de nationalité gabonaise, qui aurait perçu indument les sommes de 5 240 000 000 FCFA et 717 040 290 FCFA dans le cadre respectivement du projet d’électrification de Libreville en 2009 et de la construction des routes Akieni – Okondlja et Koumameyong – Ovan que l’Etat gabonais avait conclu avec SINOHYDRO », a déclaré le procureur.

Une enquête menée en France aurait révélé que Pascaline Bongo et Franck Ping auraient touché d’importantes rétro-commissions sur les marchés publics attribués à la société chinoise spécialisée dans la construction d’infrastructures, relève Koaci.