Gabon : matraques et gaz lacrymogène pour disperser les manifestants

Le grand meeting populaire annoncé par André Mba Obame et une partie de la société civile pour ce mercredi au quartier Cocotiers, dans le 2e arrondissement de Libreville, n’a pas eu lieu. Les manifestants ont été dispersés à coups de matraques et de gaz lacrymogène par les forces de l’ordre.

(De notre correspondant)

Le meeting populaire annoncé pour ce mercredi à 14 heures par l’opposant André Mba Obame et quelques leaders de la société civile à Libreville n’a pas eu lieu. Les forces de l’ordre ont empêché la tenue de cette rencontre politique au cours de laquelle les leaders de la société civile et les opposants devaient une fois de plus lancer l’appel pour la tenue d’une conférence nationale souveraine au Gabon.

Cette conférence nationale devrait permettre, selon André Mba Obame et ses camarades, de mettre un terme aux injustices sociales et à la « crise politique que traverse le pays ». Selon le gouvernement, ce meeting de l’opposition n’a pas été autorisé par le ministère de l’Intérieur. Les sympathisants d’André Mba Obame et des autres cadres de l’opposition ont tenté de violer la loi. Mais ils ne sont pas allés au bout de leur logique. Les forces de l’ordre étaient présentes sur les lieux et ont dû faire face à une véritable guérilla urbaine.

Affrontement entre la police et les manifestants

Les échauffourées entre les manifestants et les éléments de sécurité ont duré plus de deux heures. Il y a eu de nombreuses arrestations. Plusieurs véhicules ont été incendiés. Selon l’opposition, les violences de ce mercredi ont causé trois morts du côté des manifestants, ainsi qu’une trentaine de blessés graves. Le gouvernement, par la voix du ministère de l’Intérieur, a rapidement démenti l’information. « Il n’a été enregistré aucune perte en vies humaines », précise un communiqué du gouvernement diffusé mercredi soir sur la télévision nationale.

Les populations de Libreville, notamment celles du deuxième arrondissement, qui s’apprêtent à célébrer le 52e anniversaire de l’indépendance du pays trouvent toutes les souffrances causées par ces incidents utiles. Les hommes politiques doivent arrêter de manipuler et d’exposer « les populations. André Mba Obame, Myboto et Ali Bongo coulent des jours tranquilles dans leurs palais. Ce sont des innocents qui payent et pour rien», a déclaré madame Obiang, mère de trois enfants, habitant le quartier Cocotiers.

« Je ne sais pas pourquoi les jeunes se mêlent des luttes politiques. Les opposants réclament la conférence nationale et le partage du pouvoir. Selon certaines indiscrétions, André Mba Obame veut être nommé Premier Ministre et c’est méchant pour sa part de jeter les jeunes sans armes dans la rue pour ses propres intérêts. Nous ne voulons pas de violence au Gabon », a lancé Jules Ndjambé, militant de l’ex Union Nationale, invitant les Gabonais à la vigilance.

Droit de réponse

Cher Eric Pierre Mbog Batassi,

Je viens par la présente exercer mon droit de réponse à votre article ci-dessus que je trouve déontologiquement choquant.
Je ne souhaite pas ici m’attarder sur votre habituel  »exercice stylistique » sur le factuel qui vous permet d’arguer avoir cité l’une et l’autre des partie et qui démontre il faut bien le reconnaitre un  »réel talent ».

Non, ce qui me fait réagir est que la situation de tension que traverse le Gabon actuellement, si elle attise les extrémismes du coté de la dictature semble en dévoiler chaque jour les cercles vicieux que nous dénonçons depuis, ce pour le bien de notre pays et de l’Afrique.

Selon Mme Obame, une mère de famille de trois enfants habitant au quartier Cocotiers interrogée ce jour, « les journalistes surtout lorsqu’il travaillent en même temps au sein de l’Agence gouvernementale à savoir l’Agence Gabonaise de Presse ont tendance à  »négliger » leur éthique moyennant des  »accommodements » ».

Pour ma part, je ne tiendrais pas compte du commentaire de cette  »femme rencontrée et interrogée dans la rue » ce jour.
je souhaiterais simplement que vous puissiez dorénavant prendre la peine d’interroger Mr Mba Obame André, l’un des cadres de l’Union Nationale ou l’un des membres de son cabinet pour que l’on puisse vous confirmer ou infirmer des oui-dires sur un prétendu poste de Premier-Ministre ou d’autres choses.

C’est pour les côtoyer régulièrement ce que font tous les journalistes.
Préférant penser que vous n’aviez pas nos coordonnées, je vous ai laissé les miennes chez votre Rédacteur en Chef et vous promet de vous mettre en relation avec toutes personnes de notre parti concernée par vos articles futurs.

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