Gabon : le général Ntumpa Lebani libéré

Le général Ntumpa Lebani incarcéré il y a trois ans pour « tentative d’assassinat et tentative contre la sûreté de l’Etat », pendant la période de transition, a été libéré vendredi, par décision du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, ainsi que d’autres prisonniers de droits communs.

(De notre correspondant)

Il avait été condamné pour sept ans de prison dont deux avec sursis. Le général Ntumpa Lebani et 278 autres détenus ont été libérés vendredi par grâce présidentielle. Il avait été emprisonné il y à trois ans, après la mort en 2009 de l’ancien président de la république, Omar Bongo Ondimba, pour « tentative d’assassinat et tentative contre la sûreté de l’Etat ». Tous ont été invités à s’acquitter néanmoins des peines d’amandes qui leur ont été infligées par les tribunaux, dans un délai de deux mois à compter du jour de leur libération. Le non paiement de ces amendes pourrait ramener les graciés en prison, selon la loi gabonaise.

« Ma première réaction est de remercier l’éternel Dieu, notre père Tout-Puissant qui, du fond de ma cellule, comme Daniel dans la fosse aux lions ou Joseph en prison, m’a sorti de ce lieu. Et je n’ai cessé de le magnifier tout le temps que j’ai passé en prison. C’est lui l’alpha et l’oméga. Je remercie en suite le chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba, qui a pris la décision de me libérer de là où j’étais » ; a déclaré le général Ntumpa, à la sortie de prison et répondant aux questions de la presse.

« Je n’ai pas d’ennemis. Jésus-Christ a aimé tout le monde, mais il a été crucifié. Je fais partie du commun des mortels et nul n’est parfait dans ce monde. S’il y a des ennemis, ils se reconnaitront. Mais moi, je n’ai aucun ennemi. L’amour est là, le pardon existe. Mais le général risque de faire toujours peur. Le général Ntumpa a toujours fait peur. S’il y a un général au monde qui ne fait pas peur et qui n’a pas d’autorité, je ne sais pas s’il est digne de porter ce nom. Mais un général reste d’abord un soldat au service de son pays », a-t-il ajouté, avant de souligner qu’il se remet à la disposition du chef suprême des armées.