Gabon : le frère d’Ali Bongo se range du côté de Jean Ping

Alors que la tension ne retombe pas au Gabon suite à la Présidentielle du 27 août 2016, le frère du Président Ali Bongo est d’avis, comme Jean Ping, qu’il faut recompter les voix, surtout dans le Haut-Ogooué.

Christian Bongo Ondimba, demi-frère de Président Ali Bongo est d’avis qu’il ne faut même pas attendre un recours de l’opposition pour recompter les voix, surtout dans le Haut-Ogooué. Selon le site Leral, le frère du chef de l’Etat se dit convaincu que c’est l’une des solutions pour la sortie de cette crise post-électorale, en plus de l’ouverture au dialogue que doit promouvoir Ali Bongo.

« Je suis pour le recomptage des voix pour que tout cela s’arrête et qu’on puisse reprendre le débat sur les vrais sujets. Et la solution, c’est de clarifier. Je pense qu’il faut obligatoirement passer par cette clarification pour que la crise ne s’installe pas durablement. C’est nécessaire pour deux raisons : d’abord, cela permettrait oui ou non de valider les résultats finaux de la Présidentielle. Deuxièmement, puisque tout le monde veut connaître la vérité des urnes, allons au fond du problème, quitte à ce que les chiffres publiés soient vrais. L’opposition peut bien sûr introduire un recours. Mais selon moi, cette démarche n’est même pas nécessaire pour que l’on procède au recomptage manuel, bureau de vote par bureau de vote, procès-verbal par procès-verbal, notamment dans le Haut-Ogooué », a lancé le demi-frère d’Ali Bongo.

Cette position est la même que celle de Jean Ping et de l’Occident, notamment la France, qui a demandé à ce que les voix soient recomptées au lendemain de la Présidentielle du 27 août 2016, remportée par Ali Bongo. Ce dernier, par contre, se dit déterminé à respecter la loi, et soutient s’en tenir à la décision de la Cour constitutionnelle et non aux pressions de la communauté internationale. Mieux, le chef de l’Etat nouvellement réélu est d’avis qu’un recomptage ne sera possible que si la Cour constitutionnelle donne son accord après un recours. Ce qui laisse le débat entier au Gabon avec le risque d’un embrasement.