Gabon : la gendarmerie du Cap Estérias, zone des migrants clandestins, a un nouveau patron

Après les mutations dans les forces de l’ordre et de défense, le temps est depuis le début de cette semaine aux passations de commandement dans les différentes unités et casernes du Gabon. Jeudi, au Cap Estérias, à une vingtaine de kilomètres au nord de Libreville, l’adjudant-chef-major Jean Marie Mbeyi a pris fonction, en qualité de commandant de brigade à l’unité locale de la gendarmerie, en remplacement de Fidèle Ondo Mba, muté.

Il y a eu passation de commandement et de service, ce jeudi, à la brigade territoriale du Cap Estérias. En effet, le nouveau commandant de brigade, Jean Marie Mbeyi, nouvellement affecté dans cette unité de la gendarmerie, a été installé dans ses nouvelles fonctions par le capitaine Bignoumba Mapangou Guy Roger, lui-même récemment nommé commandant de compagnie de l’Estuaire.

La cérémonie de passation de commandement a été rehaussée par la présence des autorités administratives et politiques de la place, notamment le préfet du Cap Estérias, Augustin Evie Obiang et le maire, Séraphin Medico. Fidèle Ondo Mba a passé plus de 5 ans à la tête de la brigade territoriale du Cap Estérias. Il a été nommé récemment commandant à la brigade de la SETRAG, à Owendo. « Je quitte le Cap Estérias avec le sentiment de mission accomplie », a-t-il lancé, répondant aux questions de la presse.

Le capitaine Bignoumba Mapangou a prodigué des conseils au CB entrant et à son prédécesseur. Il a tenu également à félicité Ondo Mba, qui a passé plus de 5 ans à la tête de la brigade de la gendarmerie du Cap, pour ses qualités militaires et managériales. Il a promis de revenir au Cap Estérias sous peu, en vue d’avoir des discussions plus larges avec l’ensemble des éléments affectés dans cette localité, mais aussi pour prendre contact officiellement avec les autorités de la place.

La localité du Cap Estérias est l’une des portes d’entrée maritime du Gabon, très sollicitée par les immigrés clandestins. Les éléments de la gendarmerie locale sont régulièrement confrontés aux flux de « sans-papiers », qui arrivent massivement au Gabon, parfois chargés de ballots de chanvre indien. Une pirogue de fortune transportant une soixantaine d’immigrés clandestins en provenance d’Afrique de l’Ouest a chaviré il y a 4 mois dans les eaux du Cap Estérias. Bilan : 42 morts et de nombreux dégâts matériels.