Gabon : l’opposition réclame l’introduction de la biométrie dans le fichier électoral

Les responsables de la coalition des partis politiques pour l’alternance (CPPA, opposition) ont réclamé samedi l’introduction de la biométrie dans le fichier électoral, à moins d’un an de la tenue des législatives dans le pays.

De notre correspondant

Les responsables de la CPPA exigent aussi la mise en place des réformes devant aboutir à l’instauration de l’Etat de droit et d’une véritable démocratie au Gabon.

Dans ce sens, le porte-parole de cette coalition politique, Léon Mbou Yembi, a réclamé entre autres, la mise à plat du fichier électoral, la réforme de la commission électorale nationale autonome et permanente, la révision du code électoral, le retour au scrutin à deux tours et le recentrage des compétences de la Cour constitutionnelle en matière électorale.

Selon M. Mbou Yembi, il est illusoire de croire ou de laisser penser aujourd’hui que le Gabon pourrait faire l’économie de « ces réformes indispensables qui relèvent désormais de l’urgence’’. La stabilité et la paix du pays y dépendent.

Sur un tout autre sujet, les responsables de la CPPA sont revenus sur la rencontre le 27 septembre dernier à Paris, entre le président de la République, Ali Bongo Ondimba et le leader de l’union du peuple gabonais (UPG), Pierre Mamboundou, laquelle a fait couler beaucoup de salive et d’encre au Gabon.

Pour eux, cette entrevue parisienne était une nouvelle tentative de légitimer le pouvoir de Libreville, farouchement contesté par l’opposition depuis la proclamation des résultats de la présidentielles anticipée du 30 octobre 2010. Certains leaders de l’opposition, sans le dire ouvertement, affirment dans les coulisses que le président de l’UPG a été acheté par le pouvoir en place. Certaines sources laissent même entendre que le poste du vice président de la république, vacant depuis plus d’un an a été réservé à Pierre Mamboundou, à condition que ce dernier ne demande pas trop de liberté dans l’exercice de ses fonctions.

On rappelle que le 24 février dernier, l’opposition gabonaise avait présenté au président français, Nicolas Sarkozy, lors de son passage à Libreville, un tableau assez sombre de la situation politique, économique et social du pays, sollicitant son appui pour ‘’ramener la sérénité au Gabon’’, même si certains leaders de cette classe politique soupçonnent le numéro 1 français de soutenir les autorités de Libreville.