Gabon : Gaston Mayila s’oppose à un nouveau report des élections

Me Louis Gaston Mayila, président de l’Union pour la nouvelle République (UPNR, opposition) est revenu mercredi sur les grands thèmes de l’actualité nationale à Libreville, au cours d’une conférence de presse. Elections locales, insécurité, crimes rituels et les questions de pauvreté ont été abordées au cours des échanges entre l’homme politique et les journalistes.

(De notre correspondant)

Louis Gaston Mayila est revenu mercredi sur les grands thèmes de l’actualité nationale, au cours d’une rencontre avec les journalistes à Libreville. Il a évoqué le sujet de l’organisation des élections locales renvoyées en novembre 2013, invitant le ministre de l’intérieur, Jean François Ndongou à lancer sans délai l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs, pour éviter « un nouveau » report du scrutin. « Il est temps de nous mettre au travail ! Il n’y aura pas un deuxième report des élections », a souligné l’homme politique.

Sur la question de l’insécurité, Louis Gaston Mayila estime que le gouvernement est en partie responsable de l’insécurité qui règne dans le pays et dont les crimes rituels ne sont qu’une simple conséquence.

Pour le président de l’UPNR, c’est au gouvernement qu’incombe la responsabilité de protéger les personnes et les biens, pour ne pas laisser « les assassins » égorger les enfants, les femmes et les citoyens gabonais de façon générale. Il a préconisé le retour des cameras de surveillance dans les grandes villes et surtout la prise des mesures sécuritaires appropriées pour lutter contre le grand banditisme. « Messieurs du gouvernement redéployez le dispositif sécuritaire. On ne peut pas se contenter de fouiller les voitures, de rançonner les honnêtes citoyens. On ne soigne pas le choléra comme on soigne la fièvre. Pour la fièvre, il suffit de quelques comprimés, pour le choléra il faut un dispositif approprié ».

Louis Gaston Mayila a déclaré aux journalistes qu’il a participé samedi dernier dans la capitale gabonaise à la marche contre les crimes rituels, aux côtés de ses camarades de l’Union des forces du changement (UFC, regroupement de partis de l’opposition). « Samedi dernier, j’ai été à la marche, l’UFC était à la marche. Nous voulions témoigner de notre détermination à lutter contre ce fléau, nous voulions démonter notre solidarité avec les ONGs, avec les églises, avec toutes les associations qui ont organisé cette marche, et bien sûr avec les parents des victimes », a-t-il confié à la presse.

Le président de l’UPNR a terminé son propos, en souhaitant que le gouvernement investisse l’argent du pétrole pour le bien-être des Gabonais. Notamment dans des projets à caractère social, concernant l’éducation, le logement et la protection sociale. Il a préconisé également la création des mutuelles pour aider les plus pauvres.