Gabon-Forum sur l’emploi, l’agriculture et la lutte contre le chômage : les recommandations de la société civile

Au terme du forum sur l’emploi, l’agriculture et la lutte contre le
chômage, qui s’est achevé mercredi soir à Libreville, les responsables
du collectif des organisations de la société civile ont formulé
plusieurs recommandations à l’endroit du gouvernement, en vue de
résoudre le problème du chômage des jeunes et développer l’économie
agricole.

Les acteurs de la société civile ont recommandé au gouvernement d’attribuer à chaque famille gabonaise une parcelle de terre de 15 à
20 hectares avec titre foncier pour pratiquer l’agriculture, mobiliser les fonds au niveau national et international pour financer
les programmes au bénéfice des jeunes agriculteurs et former 5 000
Gabonais aux métiers agricoles à travers des stages d’immersion dans
les pays ayant une grande expérience dans le domaine agricole.

Ils ont préconisé également la création des écoles urbaines et rurales
de formation des jeunes aux métiers d’agriculture et la création d’une
entreprise mixte chargée de former, d’installer et d’accompagner les
jeunes agriculteurs gabonais.

A l’endroit des agro-industries locales, notamment Olam, Siat et
Sucaf, le collectif de la société a sollicité une implication directe
dans la lutte contre le chômage des jeunes par la promotion d’une
agriculture compétitive, créatrice d’emplois et génératrice de
revenus, en les appuyant dans la création des plantations villageoises
d’hévéa, de palmiers à huile et de canne à sucre. Il a été recommandé
également à ces entreprises d’accorder des bourses d’études aux jeunes
Gabonais, la formation étant l’un des facteurs clé du développement de
l’économie agricole.

Le président du comité d’organisation du forum, Dieudonné Minlama, a appelé à une mobilisation totale de la société civile, des confessions
religieuses et de tous les citoyens gabonais dans la lutte contre le
chômage et la promotion d’une agriculture compétitive et génératrice
d’emploi. ‘’Ensemble nous réussirons’’, a-t-il lancé.

Un comité de suivi des actes de ce forum sera mis en place dans les
tous prochains jours et sera composé des membres de la société civile,
des représentants des confessions religieuses et des personnalités et
experts gabonais.