Gabon : création d’un réseau de compétences pour lutter contre la corruption

Les autorités gabonaises ont déclaré avoir doté leur pays d’un réseau de compétences pour lutter contre la corruption et l’enrichissement illicite. Une déclaration faite au cours du séminaire organisé du 10 au 12 mai 2010, à la cité de la Démocratie à Libreville, par la commission nationale de lutte contre l’enrichissement illicite, en collaboration avec la coopération française.

Notre correspondant au Gabon

Le réseau de compétences pour lutter contre la corruption est composé des hauts cadres de l’Etat et des acteurs de la société civile. C’est un instrument permettant de ‘’renforcer le dispositif mis en place par le gouvernement pour combattre avec encore plus d’efficacité les ennemis de la bonne gouvernance’’, a déclaré le premier ministre gabonais, Paul Biyoghé Mba.

Il constitue également, de l’avis des séminaristes, un cadre privilégié d’échanges et de concertation grâce auquel la lutte contre ce fléau des temps modernes doit s’intensifier au Gabon.

Pour assurer un meilleur fonctionnement de ce réseau, les acteurs engagés dans la lutte contre la corruption ont adopté une série de mesures. Entre autres, la promotion de l’éthique et de la déontologie, le renforcement du cadre législatif et règlementaire existant, l’élaboration et l’adoption d’un plan stratégique national et l’organisation de la traçabilité des opérations administratives et financières au Gabon.

Ils ont souhaité également le renforcement de la transparence, de la rigueur et du respect des lois et règlements. Notamment dans les recrutements, nominations et les promotions dans les administrations financières et les établissements publics, ainsi que dans les procédures des examens et concours et dans les sports.

Le renforcement de la probité et de la bonne gouvernance dans les professions règlementées et les associations civiles et confessionnelles a été aussi préconisé par les participants à ce séminaire. Lesquels voudraient participer à l’amélioration de la qualité de vie des citoyens gabonais, à travers la moralisation de la société, notamment en ce qui concerne la gestion des deniers publics. Des citoyens gabonais, qui attendent des résultats probants de ces mesures…