Gabon : construction de logements décents et moins chers

Parmi les promesses de campagnes les plus séduisantes du président de
la république, Ali Bongo Ondimba en 2009, il y avait notamment celle
d’offrir aux Gabonais des logements décents moins chers.

(De notre correspondant à Libreville)

Parmi les promesses de campagnes les plus séduisantes du président de
la République, Ali Bongo Ondimba en 2009, il y avait notamment celle
d’offrir aux Gabonais des logements décents moins chers. Mais au cours
des premières années de son magistère, ce n’est un secret pour
personne, presque rien n’était fait sur le terrain et les Gabonais,
turlupinés par le problème du déficit des logements et de la cherté
des loyers commençaient déjà à remettre en cause la parole et la
promesse présidentielle. Cette attitude du citoyen est compréhensible, notamment sous les tropiques où le discours politique n’engage souvent que ceux qui l’écoutent.

A chaque chose son temps. Il y a un temps pour semer, un temps pour
récolter, un temps pour rire, un temps pour pleurer. Un temps pour
concevoir des projets, un temps pour les exécuter. Pour preuve, revenant sur le dossier des logements sociaux, on note avec grande satisfaction le lancement des chantiers dans la zone nord de Libreville, notamment dans la commune d’Akanda, à Bikélé,
à Mekambo et dans d’autres localités du pays. Le président de la
République, à visité il y a quelques jours certains de ces chantiers,
afin de toucher du doigt l’état d’avancement des travaux. Ce n’est
pas une sinécure au regard du retard pris dans l’habitat depuis plus
de 50 ans, mais la volonté politique est tangible et le chef de l’Etat
est décidé d’offrir à ses compatriotes des logements moins chers et
accessibles à toutes bourses.

Dans la même veine, le gouvernement vient de lancer la campagne de
commercialisation des premiers logements disponibles construits par
l’Etat. La priorité est réservée aux primo-accédants dans un souci
d’équité et de justice sociale. Aussi, la durée de remboursement des
crédits immobiliers est passée de 15 à 20 ans, avec un taux d’intérêt
inférieur à 10%. Un dispositif permettant de garantir le financement
de l’accès au logement pour les Gabonais économiquement faibles a été
également mis en place.