Gabon : ça va mal à Africa n°1

Le personnel de la radio panafricaine, Africa n°1, accuse trois mois d’arriérés de salaire, selon les responsables syndicaux de cette radio, qui sollicitent le soutien du gouvernement gabonais pour sauver ce média.

(De notre correspondant)

Cela fait trois mois que les membres du personnel de la radio panafricaine n’ont pas touché de salaires. Ils ont lancé mardi un appel au gouvernement, afin qu’une solution soit trouvée à ce problème.

« Nous sommes à bout de patience. Maintenant nous estimons qu’il est temps de prendre des décisions dures pour rentrer dans nos droits. Le gouvernement gabonais doit prendre ses responsabilités si la Lybie ne peut plus assumer ses engagements », a déclaré un journaliste de la radio, sous couvert de l’anonymat.

Lybie, actionnaire majoritaire

La société française SOFIRAD qui détenait 40% du capital de la radio panafricaine s’est retirée en 2002. En 2007 la Libye est devenu l’actionnaire majoritaire, mais depuis la mort de Mohammed Kadhafi, Africa n° 1 connaît de sérieux problèmes de fonctionnement liés au manque de financements. Les syndicalistes souhaitent que le gouvernement gabonais rentre en force dans le capital de la radio, en vue de la sortir de la zone de turbulence où elle rentrée depuis plus d’un an.

Africa n°1, première radio panafricaine créée en 1981 a fait pendant plus de 20 ans la fierté du Gabon et du continent, avec plus de 20 millions d’auditeurs. Les émissions comme le «Journal des auditeurs» ou «Triangle» passionnent encore de nombreux Africains qu’ils vivent ou non sur le continent.