Gabon : Ali Bongo très en colère

Le Président du Gabon, Ali Bongo Ondimba

Le chef de l’Etat du Gabon, Ali Bongo Ondimba, est très en colère au point d’instruire son gouvernement à prendre toutes les dispositions nécessaires pour infliger de lourdes sanctions.

Ali Bongo, Président du Gabon, n’est pas content. En cause, la disparition de centaines de conteneurs de bois précieux, le kévazingo notamment. Suffisant pour que le chef de cet Etat d’Afrique Centrale donne des instructions pour que toutes les personnes impliquées dans ce scandale soient identifiées et sévèrement sanctionnées.

Alors que le kévazingo est interdit d’exploitation au Gabon, une grande quantité de ce bois précieux avait été découvert au port d’Owendo, principal port du pays dans un site d’entreposage appartenant à des sociétés chinoises. C’était au début de l’année. Alors que les autorités gabonaises croyaient ce bois réquisitionné au port, voilà que la cargaison de plusieurs centaines de conteneurs, d’une quantité approximative de 5 000 mètres-cubes, disparaît. C’est au total 353 conteneurs qui se sont volatilisés. Ce qui a mis Ali Bongo très en colère, exigeant que les auteurs de ce vol soient retrouvés et soumis à la rigueur de la loi.

Dans un communiqué, la Présidence gabonaise a mis en garde : « il ne doit y avoir ni faiblesse, ni impunité, ni passe-droit, quel que soit le rang des personnes concernées, des individus impliqués ». « Le Président prendra toutes les mesures qui s’imposent, sur le plan administratif comme politique. Si des responsables, quels qu’ils soient, où qu’ils soient, ont failli, ils seront durement sanctionnés. Notre bras ne tremblera pas. La corruption n’a pas sa place au Gabon », a poursuivi le communiqué

A noter que le responsable du ministère des Eaux et Forêts au port d’Owendo et des membres de son équipe ont été démis de leur fonction à la suite de ce scandale. Suite aux instructions d’Ali Bongo, qui demande à ce que des sanctions exemplaires soient prononcées à l’encontre de toute personne, quelle qu’elle soit, si son implication est avérée dans ce vaste réseau de contrebande, d’autres têtes vont, pour sûr, tomber.