Fraude aux examens au Gabon : le gouvernement promet des sanctions exemplaires

L’organisation, la semaine écoulée, des examens du Certificat d’études primaires (CEP) et du brevet d’études du premier cycle (BEPC) a été émaillée par de nombreux cas de fraudes. Le gouvernement promet des sanctions sévères aux indélicats.

A Libreville,

L’organisation des examens de fin de l’année scolaire, notamment le CEP et le BEPC a été marquée par des fraudes massives. 23 candidats au certificat d’études primaires ont été pris en flagrant délit de tricherie lors de l’épreuve de mathématiques, qu’ils affirment avoir traitée avec leur instituteur au centre de Sibang 1, à Libreville.

De nombreux candidats au BEPC, dans les centres d’examens de Libreville et à l’intérieur du pays, notamment à Oyem, ont été pris également la main dans le sac. Un réseau de vente d’épreuves de mathématiques a même été démantelé dans la capitale provinciale du Woleu-Ntem et quatre enseignants incriminés ont été interpelés par les éléments de la police judiciaire. Ils devront répondre de leurs actes devant le procureur de la République, dans les prochains jours.

Le gouvernement a promis, vendredi, des sanctions exemplaires aux auteurs de ces cas de fraudes. Ces derniers sont déjà « mis à la disposition des services d’enquête judiciaire », précise un communiqué du gouvernement.

Indignation des populations

« Les enseignants ont perdu le sens des responsabilités et le respect que mérite leur métier. Ils sont responsables de la détérioration du système éducatif national. Depuis quelques années, ils ont abandonné la craie pour occuper la place publique comme syndicalistes voire politiciens. Au lieu d’enseigner, ils organisent la fraude et demain, ils seront les premiers à critiquer les leaders politiques. C’est inacceptable », s’est indignée Jeannine Mengué, jeune étudiante.

Pour Aimé Pambo, parent d’élève, l’Etat doit introduire les cours d’éthique dans les programmes de formation des enseignants, « pour prévenir ce genre de dérapage.». Pour lui, les sanctions disciplinaires ne suffisent pas pour enrayer le mal, « il faut remettre les enseignants à l’école de la morale et donner le goût de l’effort aux apprenants ». A quelques heures du début des épreuves du baccalauréat session 2015, Ange Litona, fonctionnaire, suggère d’envoyer les policiers dans les salles d’examens, afin de décourager les éventuels fraudeurs et tricheurs.