Fraude au Gabon : la DGTT détourne 100 millions de Fcfa


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Au Gabon, le président de la Fédération des syndicats du secteur de transport terrestre dénonce le détournement de 100 millions de Fcfa par la Direction générale du transport terrestre.

(De notre correspondant)

Haro sur la Direction générale du transport terrestre au Gabon. Le président de la république invite régulièrement les Gabonais à abandonner des vieilles habitudes qui ont rétrogradé l’économie nationale et le développement du pays depuis plus de 40 ans. Mais le massage ne passe pas. Les détournements de fonds publics sont récurrents.

Cent millions de francs CFA (5 152 449 euros) auraient été détournés de la direction générale du transport terrestre (DGTT), selon Emmanuel Mbongo Fausther, président de la Fédération des syndicats du secteur de transport terrestre (FESYSETT). Il s’exprimait au cours d’une rencontre à Libreville entre les responsables de la DGTT, les représentants des syndicats et les candidats au permis de conduire.

Cet argent serait une partie de l’argent que le président de la république avait instruit le gouvernement à débloquer pour un projet de formation de 3 000 jeunes Gabonais au métier de taxi.

L’idée du numéro Gabonais était de permettre aux nationaux d’entrer progressivement dans le business du transport, exercé à plus de 80% par les expatriés. La disparition des 100 millions de francs serait selon les sources syndicales, à l’origine de l’arrêt de ce projet, pourtant salutaire pour des milliers de jeunes Gabonais désœuvrés.

« Je suis très déçu et en colère. Les responsables de la Direction générale du transport terrestre ont détourné cet argent. C’est pourquoi les choses trainent », a dénoncé M. Mbongo Fausther, brandissant des documents bancaires qui prouvent le vol.

Le démarrage de la première phase de ce projet, attendue depuis 2011 serait désormais imminent, selon les responsables de la direction générale du transport terrestre. Près d’un millier de dossiers de candidature à la formation sont déjà enregistrés et les inscriptions se poursuivent.

La première phase de formation durera 21 jours et ceux qui réussiront à empocher leurs permis de conduire vont bénéficier d’un crédit automobile remboursable. Mais ils devront devenir à terme propriétaires de leurs taxis, donc autonomes. Environ 7 milliards de francs seraient disponibles pour la réalisation de ce projet.

Il serait souhaitable que les futurs conducteurs de taxis soient encadrés par des spécialistes en management, afin que cet investissement de l’Etat au profit de la jeunesse ne soit pas de l’argent jeté dans l’eau.

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