Francophonie : 50% de francophones en Afrique

Le 20 mars de chaque année est consacré à la Journée internationale de la Francophonie. Dans le monde entier, les événements sont organisés pour célébrer la langue française. L’Afrique, qui représente 50% de francophones dans le Monde, organise aujourd’hui notamment des journées portes ouvertes dans les bibliothèques. L’occasion pour Afrik.com de recenser les enjeux de la Francophonie sur le continent africain.

Sur les 220 millions de francophones dans le Monde, 96,2 millions sont Africains. Autant dire que l’Afrique est le continent le plus francophone de la planète. En ce 20 mars, Journée internationale de la Francophonie, l’Afrique n’est pas en reste dans les festivités annoncées sur les cinq continents.

« Des centaines d’événements sont organisés à travers la planète sous le signe de la solidarité et du partage : des festivals de cinéma francophone en Amérique du Sud, des journées portes ouvertes dans les bibliothèques en Afrique, des concours de français en Europe centrale et orientale, des concerts de musique francophone en Asie… », rapporte Direct Matin.

L’Afrique est donc particulièrement concernée par cette Journée internationale de la Francophonie comptant sur son sol 50% de francophones mondiaux. Selon une estimation, d’ici 2050 les Africains pourraient représenter 85% de l’ensemble des francophones de la planète.

Quel avenir pour la langue française ?

Alors que l’anglais gagne du terrain en Afrique, les pays africains membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) réunis du 12 au 14 octobre à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), ont débattu entre autres sur l’avenir de la langue française sur le continent noir.

La question mérite d’être posée, car certains pays, parmi les anciennes colonies françaises, sont de plus en plus tentés d’adopter l’anglais. Après le Rwanda, les autorités gabonaises veulent adopter l’anglais comme 2e langue officielle du Gabon, après le français. L’adoption du bilinguisme permettra au Gabon de pénétrer dans la sphère anglo-saxonne et de bénéficier de nouveaux réseaux de partenariats pour appuyer le développement économique du pays. Un projet soutenu par le président Ali Bongo.

Tout l’enjeu pour les 56 pays qui ont assisté au Sommet de Kinshasa était alors de définir la stratégie à adopter pour permettre à la langue française de mieux résister à l’avenir face à la forte progression de l’anglais en Afrique. Deux clans se sont opposés : les représentants de plusieurs pays africains comme le Sénégal, le Rwanda ou même le Gabon se sont montrés favorables à l’ouverture de la langue française. Certains d’entre eux, comme le Rwanda, se sont d’ailleurs déjà ouverts au bilinguisme français-anglais. D’autres pays africains, comme la RDC, pays hôte, sont quant à eux favorables à une résistance face à « l’invasion » de l’anglais.

Sans compter l’entrée dans l’OIF des pays comme l’Uruguay et le Qatar, des États où le français n’est pas la langue majoritaire. Le problème de l’omniprésence de l’anglais semble ainsi inéluctable.

D’autant plus que la jeunesse africaine, de plus en plus diplômée, est amenée à apprendre l’anglais ne serait-ce que pour trouver un emploi à la hauteur de ses qualifications. C’est pourquoi l’Organisation internationale de la Francophonie a mis en place un programme destiné aux jeunes afin de les aider à accéder à l’information et à la vie active.