François Hollande : « Denis Sassou N’Guesso peut consulter son peuple! »

Les paroles de François Hollande rejoignent celles de Winnie Mandela, il y a quelques jours : le référendum est un processus démocratique. L’expression populaire passe par le vote et non par la rue et Denis Sassou N’Guesso est fondé à réclamer pour son peuple cet exercice élevé de sa souveraineté que l’on appelle référendum.

Net réchauffement dans les relations franco-congolaises. Ce mercredi 21 octobre 2015, le Président français a implicitement approuvé le processus référendaire en cours au Congo-Brazzaville, qui vise à en moderniser les institutions.

« Denis Sassou N’Guesso peut consulter son peuple, ça fait partie de son droit et le peuple doit répondre. », a déclaré François Hollande à l’occasion d’une conférence de presse commune avec le Président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, en visite d’Etat à Paris.

Le Président français a également invité son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso, à « veiller à rassembler, respecter et apaiser ». Des déclarations qui sont de nature à rassurer les Congolaises et Congolais sur la démarche démocratique de leur Président, d’une part, et d’autre part, resserrer les liens entre Paris et Brazzaville, qui s’étaient passablement distendus, ces dernières années, en raison de plusieurs différends.

Plus tard, en fin d’après-midi, c’était au tour du ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, de s’entretenir avec son homologue congolais, Jean-Claude Gakosso. A cette occasion, les deux hommes ont évoqué plusieurs sujets d’ « intérêts communs », en particulier le processus de sortie de crise en Centrafrique et la COP21 qui se déroulera, du 30 novembre au 11 décembre 2015, à Paris. Deux dossiers sur lesquels la France a un impérieux besoin de l’appui du Congo.