France : un restaurateur marocain offre le couscous pour Noël


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Comme chaque année depuis cinq maintenant, Abdelkader El Yansli, restaurateur dans l’est de la France, offre le couscous aux plus démunis, le soir de Noël.

C’est devenu une tradition au « Soleil du Maroc », un restaurant dans le centre de Forbach, dans l’est de la France. Depuis cinq maintenant, Abdelkader El Yansli ouvre son établissement, gratuitement, le soir de Noël, pour les plus démunis et ceux qui cherchent un peu de chaleur à ce moment-là.

Avant lui déjà, son père ouvrait son restaurant, gratuitement, le soir de Noël. L’idée lui est venue à une période où il dormait à la gare de Metz. « Une fois, il est sorti en pleine nuit. Il me racontait qu’il courait pour avoir moins froid et il a vu une famille par la fenêtre, au chaud et réunie. Il aurait été heureux qu’elle l’invite ce soir-là. Quand il a eu son restaurant, il s’est dit qu’il allait le faire, pas forcément pour les gens qui n’ont pas d’argent, mais aussi pour les gens seuls », témoigne Abdelkader El Yansli au Républicain Lorrain.

Une histoire de famille

Arrivé en France à l’âge de 16 ans, El Yansli fils marche aujourd’hui sur les traces de son père. Et qu’importe qu’il soit musulman, ce dernier affirme croire en « Marie et à Jésus » aussi. « Et puis souhaiter de bonnes fêtes à son voisin, offrir un cadeau… Où est le mal ? »

Afin d’organiser les repas gratuits du soir du réveillon, le marchand de légumes de ce restaurateur lui en « donne un peu plus », tout comme le marchand de glace qui lui « donne des bûches glacées ». Toutefois, Abdelkader El Yansli prend en charge « le couscous et la viande ». Les services sociaux de la mairie envoient ensuite des invitations aux familles démunies. « L’an dernier, nous étions 95, cette année on sera beaucoup encore. Certains renoncent à venir au dernier moment, probablement gênés, alors je leur donne le couscous à emporter. Et s’ils ont des enfants, je donne des cadeaux. De beaux cadeaux, quatre à cinq par enfant, neufs et bien emballés ».

Abdelkader El Yansli insiste sur le fait que ce soir-là, « personne ne paie ».

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