France : le terroriste Salim Benghalem, geôlier des ex-otages journalistes en Syrie?

Le terroriste français Salim Benghalem est depuis ce vendredi soupçonné d’être l’un des principaux geôliers de l’organisation de l’Etat islamique. Il aurait été chargé de surveiller les quatre journalistes français enlevés par l’Etat islamique de juin 2013 à avril 2014.

Près d’un an et demi après la libération de quatre journalistes français retenus en otage en Syrie, les autorités françaises ont révélé le nom d’un de ces geôliers. En effet, depuis ce vendredi, le terroriste français Salim Benghalem est soupçonné d’être l’un des principaux geôliers de l’organisation de Etat islamique (EI). Il a été identifié par le parquet de Paris parmi le groupe de terroristes francophones chargés de surveiller les quatre journalistes français: Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres – gardés en otage par l’EI entre juin 2013 et avril 2014.

Le 23 juillet dernier , une information judiciaire a été ouverte par la section antiterroriste du parquet de Paris pour enlèvement et séquestration visant Mehdi Nemmouche, l’auteur de l’attentat au musée juif de Bruxelles en mai 2014, et Salim Benghalem. En septembre 2014, le journal le Monde avait révélé la présence de Medhi Nemmouche dans les rangs de l’EI. Ce dernier aurait été encadré dans ses actions par Salim Benghalem, connu des services de renseignement depuis près de cinq ans. Ces deux djihadistes auraient gardé en binôme les quatre otages français dans une prison d’Alep sur une période de six mois, entre juillet et décembre 2013.

De Cachan au rangs de l’EI

Salim Benghalem a été repéré par la police comme étant un petit délinquant de la ville de Cachan, en banlieue parisienne. Très vite, il intègre les rangs de l’EI et y gravi rapidement les échelons. « Quand Nemmouche cognait, c’est Benghalem qui posait les questions », précise une source proche du dossier. Selon la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), Salim Benghalem ferait actuellement partie de la police islamique de l’EI et participerait aux exécutions et châtiments corporels administrés aux personnes jugées par leurs soins.

Par ailleurs, il aurait occupé les fonctions de bourreau au sein du Tribunal Islamique à Al-Bara, près d’Alep, en Syrie, où il aurait exécuté une sentence de mort. Le département d’Etat américain l’a placé en septembre 2014 dans sa liste des dix « Specially Designated Global Terrorists » qui désigne les personnes les plus dangereuses aux yeux de Washington pour avoir participé à des exécutions.