France : la Cour d’appel confirme le non-lieu dans l’assassinat de l’opposant algérien Ali Mécili

La Cour d’appel de Paris a confirmé, ce jeudi, le non-lieu général dans l’affaire de l’assassinat, en 1987, de l’opposant algérien Ali Mécili. Le verdict rendu en première instance, en novembre 2014, avait été contesté par la famille du défunt.

La décision de la Cour d’appel de Paris dans l’affaire de l’assassinat de l’Algérien Ali Mécili a brisé les derniers espoirs de sa famille. Ce jeudi 10 septembre 2015, la justice a confirmé le non-lieu général prononcé par un juge d’instruction, un an auparavant, dans le cadre de l’affaire sur l’assassinat de l’opposant algérien Ali Mécili.

Pour l’avocat de la famille Mécili, « il est hors de question qu’on accepte que cette affaire se termine. Ça ne ferait qu’encourager les services étrangers à commettre des assassinats d’opposants sur le territoire français ». Voulant à tout prix que justice soit faite, il envisage de porter l’affaire devant la Cour de cassation tout en précisant que le Président français François Hollande « souhaitait que la lumière soit faite sur cette affaire ».

Peu de temps après l’assassinat d’Ali Mécili, une enquête a été ouverte, permettant de procéder à l’arrestation de Abdelmalek Amellou, le principal suspect. Après sa garde à vue, il avait été relâché et expulsé vers l’Algérie, sur ordre du ministre de la Sécurité de l’époque, Robert Pandraud. Vingt ans plus tard, le juge d’instruction avait lancé deux mandats d’arrêt contre Abdelmalek Amellou et un capitaine de la sécurité algérienne, Mohamed Ziane Hasseni, visé par le témoignage de l’ancien officier.

Arrêté en 2008, puis placé en examen, Mohamed Ziane Hasseni a toujours clamé son innocence. Son arrestation avait terni les relations entre la France et l’Algérie. En 2010, après une confrontation entre le suspect et le témoin, la justice a accordé un non-lieu à Mohamed Ziane Hasseni.

En avril 1987, l’opposant algérien Ali Mécili meurt exécuté de trois balles à l’entrée de son immeuble à Paris. Il occupait un rôle fondamental au sein de l’opposition algérienne en tant que porte-parole d’Hocine Aït Ahmed, figure de la révolution algérienne. Il état à l’origine de la création du Front uni des forces opposées, en 1985. Sa famille estime que son assassinat est un crime d’Etat.