France 24 non grata en Algérie pour… « désinformation, manipulation, hostilité »


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Ammar Belhimer
Ammar Belhimer

La chaîne publique française France 24, très suivie à travers le monde, vient de voir son accréditation retirée par les autorités algériennes. Selon le ministre algérien de la Communication, la chaîne a fait preuve d’une « inimitié claire et répétée » à l’égard de ce pays d’Afrique du Nord.

C’est ce dimanche 13 juin 2021 que l’accréditation de la chaîne publique française d’information, France 24, a été retirée par les autorités algériennes que reproche au média d’avoir fait preuve d’un parti pris contre l’Algérie. Selon Ammar Belhimer, ministre algérien de la Communication par ailleurs porte-parole du gouvernement, cette décision s’explique par « l’inimitié claire et répétée de la chaîne à l’égard de notre pays et de ses institutions ».

Dans sa déclaration à l’Algérie Presse Service, le porte-parole du gouvernement algérien accuse France 24 de ne pas respecter l’éthique et les règles déontologiques du journalisme. Le ministre va plus loin, affirmant que la chaîne « pratique la désinformation et la manipulation, en plus d’une hostilité confirmée contre l’Algérie ».

Ce n’est pas la première fois que les autorités algériennes bousculent les médias étrangers, notamment français. En effet, au mois de mars dernier, le ministère algérien de la Communication avait mis en garde la chaîne publique française, qu’elles pointaient pour son « parti pris flagrant » dans la couverture des manifestations, notamment du Hirak, dans ce pays Afrique du Nord.

Cette décision des autorités algériennes intervient au lendemain des élections législatives anticipées, qui se sont déroulées, samedi en Algérie. Lequel scrutin a été par des arrestations, notamment d’opposants. C’est le cas de la figure du Hirak, Karim Tabbou, interpellé à 48 heures de ces élections.

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