Français brûlés vifs à Nosy Be : la fille d’une des victimes brise le silence

L’affaire Nosy Be n’est pas prête de connaître son épilogue. En ce sens qu’outre les interpellations sur la Grande Île ayant conduit à l’interpellation de quelque 26 individus et l’enquête ouverte par Paris pour meurtre, voilà que la fille d’une des victimes brise le silence.

Les jours se suivent et ne se ressemblent guère en ce qui concerne l’affaire dite de Nosy Be. Outre la traque lancée par la gendarmerie malgache contre les meurtriers et complices de ce massacre, une enquête est ouverte par Paris pour meurtre. Lasse d’avoir gardé le silence face à ce scandale, la fille d’une des victimes, le Franco-italien, rompt le silence.

C’est un véritable cauchemar que vivent les familles de personnes lynchées à Nosy Be, à Madagascar. Avoir des échos et des images de ses proches brûlés vifs. Atrocité ne peut être pire. Bilitis Gianfala, 24 ans, fille du cuisinier franco-italien, tué à Madagascar, le cœur meurtri, clame l’innocence de son père, lors d’un témoignage fait ce mardi, sur BFM TV. « Je pense qu’ils ont dû le voir une fois ou deux dans la rue et c’est bon… Il suffit que quelqu’un ait dit : Il y a ce blanc-là qui a fait cette histoire-là donc il faut l’enlever (…). On ne sait même pas s’ils sont innocents, on ne sait même pas s’ils sont coupables. On ne sait rien. On tue, on condamne des personnes sans savoir (…). C’est du grand n’importe quoi. Mon père, rentrer dans un trafic d’organes ou dans une histoire d’assassinat d’enfants ? C’est vraiment la dernière personne au monde qui puisse faire un truc pareil. Pour mon père, la vie, c’était les enfants ».

Pour l’heure, la traque se poursuit sur la Grande Île qui aura du mal à tourner cette sombre page de son histoire dont les grandes lignes sont écrites avec du sang humain.

La jeune femme âgée de 24 ans décrit un père qui adorait exercer sa passion hors des frontières, découvrir les traditions culinaires d’ailleurs, comme celles de Madagascar, où il venait de s’installer. « Dans cette affaire, une enquête préliminaire pour «meurtre» a été ouverte en France pour tenter de comprendre la mort du ressortissant français Sébastien Judalet, un agent de la RATP de 38 ans. Au total, 26 personnes ont été interpellées.