Formation à distance : mode d’emploi

On vous parle tout le temps de la Formation à distance (Fad) mais avouez que parfois vous ne réalisez pas vraiment comment cela passe in vivo. Alors nous avons testé pour vous une plate-forme de formation à distance dans les locaux de l’Agence Universitaire de la Francophonie à Paris. Suivez le guide !

Vous ne comprenez souvent pas grand-chose au dispositif technique qui sous-tend la formation à distance (Foad). Si si…Avouez ! Mais à partir d’aujourd’hui, vous deviendrez incollables. Nous allons essayer d’éclairer votre lanterne. Pour se faire, nous avons mené notre petite expérience dans les locaux de l’Agence Universitaire de la Francophonie, à Paris, sur sa plate-forme dénommée Alocad (Apprentissages collaboratifs à distance). Une incursion pédagogique virtuelle sous la houlette de Medji Ayari, responsable des formations au campus numérique francophone de Tunis. Et enseignant tuteur. Notons que l’AUF met depuis peu à disposition des étudiants, surtout africains, une batterie de formations à distance. Deux points restent le plus souvent obscurs : l’organisation de l’interface et les relations entre le tuteur et les apprenants. Voici quelques réponses.

Première chose à savoir : qui intervient sur la plate-forme ? Dans le cas d’espèce, 4 personnes principalement. Ce sont l’enseignant-concepteur, l’enseignant-tuteur, l’étudiant et le coordonnateur. Comme leurs noms l’indiquent, l’enseignant-concepteur est à l’origine du cours en ligne, l’enseignant-tuteur est une sorte de chargé de travaux dirigés (TD) et le coordonnateur est comparable au secrétaire de la formation. C’est ce dernier qui établira, par exemple, les plages horaires de chat notamment entre tous les étudiants suivis par le même tuteur selon le programme de chacun d’eux. Toutes ses personnes ont chacun leur login pour accéder à une interface agréable et ludique qui rappelle les salles de cours traditionnelles. Chaque intervenant dispose sur la plate-forme d’un espace privatif, son bureau, où il peut ranger ses « petites affaires » et accède à des lieux communs virtuels comme les amphithéatres, les salles de séminaires ou encore à la salle des professeurs pour le corps enseignant.

Souriez, vous n’êtes pas seul !

Deuxième point : que fait le tuteur ? Le tuteur est celui qui est en permanence à l’écoute des étudiants qu’il doit suivre. Ils peuvent le contacter en direct, via le chat, ou en différé en soumettant leur problème sur le forum ou en envoyant un email. Il va ainsi encadrer les apprenants lors de séminaires. Ce sont des travaux liés à une meilleure compréhension ou application du module (le cours) que l’étudiant aura auparavant consulté. Ces études de cas sont toujours réalisées en groupe. « Le maître-mot de cet interface est le travail collaboratif », martèle Medji Ayari. Cette notion est cruciale dans la mesure où « l’étudiant se sent isolé », précise l’enseignant. Il faut donc essayer de recréer une ambiance conviviale, celle d’un groupe et par conséquent celle d’une classe. « Cela permet de réduire le taux d’abandon », poursuit-il.

Sachez enfin qu’Acolad peut s’utiliser dans en environnement Windows ou sous un environnement libre. La version libre a été produite en Tunisie. Ce programme développé sous logiciel libre est le fruit de la collaboration de plusieurs universités dont l’Université Louis Pasteur de Strasbourg qui forme au diplôme Uticef aux méthodes d’enseignement à distance. Si vous n’avez pas tout compris, vous pouvez vous exercer encore en visitant le site d’Acolad où l’on vous propose d’accéder à la plate-forme (dans l’onglet « liste des plate-formes » et dans la rubrique plates-formes d’expérimentations).