FIDO 2014 : Ouagadougou capitale de la danse

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Deuxième édition du Festival International de Danse de Ouagadougou, qui s’est déroulé du 18 au 25 janvier 2014 à l’Institut Français. 26 compagnies de danse venues principalement d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’Amérique ont été invitées à ce Festival.

Point de mot ni d’expression valables pour le présenter : les spectateurs du samedi 18 janvier ne diront pas le contraire. C’était en effet l’ouverture solennelle introduite par le discours d’Irène TASSEMBEDO qui, elle-même n’est plus à présenter.

jean_guion.jpgPour elle, le continent africain a vraiment besoin d’un tel événement pour enrichir et valoriser sa culture. À travers cette deuxième édition, elle comptait transmettre un message de paix pour le Burkina et pour toute l’Afrique. C’est pourquoi elle n’a pas hésité à faire appel à de talentueux partenaires comme l’Institut Français, l’UEMOA, TV5 Monde, de nombreuses maisons de presse et d’institutions, et surtout, Jean GUION, parrain de la deuxième édition et président International de l’Alliance Francophone, qui a motivé la participation de Marie-Claude Pietragalla, en tant que marraine du Festival, et la venue du danseur Golan Yosef.

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C’est avec un remarquable lyrisme que le parrain a prononcé son discours d’introduction en instruisant le public sur l’intérêt que porte l’Alliance Francophone à la danse : « le vocabulaire de la danse regorge de mots français, car la danse classique a vu le jour en France. « Pointes », « demi-pointes », « échappé », « tour piqué », « glissade », « saut de chat », «grand jeté » sont les plus connus d’entre eux. Les danseuses et danseurs classiques des quatre coins du monde en font un usage quotidien sans même savoir, parfois, qu’il s’agit de mots français, tant ils ont acquis une dimension universelle. »

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Le soutien de l’Alliance Francophone à cette deuxième édition, est un pas de danse, comme de nombreux autres pas qu’accomplissent quotidiennement ses membres, pour rapprocher des femmes et des hommes, issus des quatre coins du monde, qui ne se seraient probablement jamais rencontrés, pour communier autour d’aspirations et d’idéaux communs.

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Dans ce sens, l’initiative d’Irène TASSEMBÉDO permettra à tous ceux qui sont « mus par le même amour de la danse, de découvrir, d’apprécier et de s’approprier l’Afrique. » Car la danse est facteur de cohésion sociale, opportunité de réalisation de notre condition humaine, lieu de rapprochement entre cultures. « Sa fonction première est de libérer l’humain de ses pesanteurs quotidiennes et de ce trop-plein de cérébralité qui empêche son bien-être », ajoute Jean GUION.

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La danse comme corps, cœur et âme en fusion sans les afflictions de l’esprit selon les termes de Jean GUION, les spectateurs ont eu la joie de l’apprécier réellement au sein de l’Institut Français de Ouagadougou, avec Golan qui a ouvert le bal. Après lui ont suivi KAREMBÉ, GBADIER et PRELJOCAJ qui ont tous brillé par leurs talents. Pour chaque jour de Festival, trois à cinq talents à découvrir. En plus de cela, de nombreuses autres activités culturelles se sont tenues pendant toute la semaine à la Place de la Nation, au FESPACO, et à l’Institut Français !

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Irène TASSEMBEDO est fière du soutien que lui apportent ses partenaires et tous ses fans, et cette grande fête internationale de la danse a été à la hauteur de leurs attentes, pour faire de cet art unique un vrai patrimoine artistique commun de l’Afrique.

Par Bernard Bamogo

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