Fête de l’Internet : un instrument de développement des NTIC en Afrique

Pour coordonner, favoriser les échanges et dynamiser les actions lors de la Fête de l’Internet, une association a été créée. Elle se sert de ce rendez-vous comme d’un instrument de développement des NTIC.

L’Association pour la fête de l’Internet en Afrique (FIA) a été créée en 1998, à la suite des initiatives africaines à l’occasion de la première Fête de l’Internet.  » Il y a eu beaucoup de manifestations, à Libreville notamment, et nous avons noté un fort engouement du public, alors que la plupart des gens ne savaient pas encore ce qu’était Internet. Nous avons tout naturellement voulu créer une dynamique dans les autres pays auprès de la population « , explique le fondateur et trésorier de la FIA, Bertil Willotte-Dingler.

L’Association a donc cherché à dynamiser et à fédérer les initiatives pour une meilleure visibilité.  » Nous essayons de coordonner la Fête au niveau du continent africain, mais nous ne voulons pas organiser les événements à la place des gens. Nous avons fait une réunion interafricaine à Ouagadougou début février pour échanger, donner des idées, réfléchir sur des projets. Nous ne souhaitons pas de grosse organisation panafricaine car ce ne serait pas dans l’esprit de la Fête « .

L’esprit de la fête

L’esprit de la Fête ? Montrer ce qui se fait au niveau local et faire en sorte que  » les organisateurs locaux ne se sentent pas seuls au monde « . D’une manière générale, les deux tiers des manifestations organisées sur le continent concernent l’initiation à l’outil Internet. Un certain nombre de conférences et de débats permettent de parler d’Internet et de ce qui touche à la société de l’information. La partie la plus cruciale est celle qui permet aux non-internautes de s’initier au maniement de l’outil.  » On apprend à naviguer, à envoyer un courrier. Des choses essentielles pour des internautes réguliers, mais loin d’être évidentes pour les autres « .

Relayée par les médias locaux, des affiches, des tracts et des tee-shirts à son effigie, la Fête de l’Internet draine, en Afrique, un public plus nombreux d’année en année. Pour l’édition 2001 Libreville attend la mobilisation d’au moins 10 000 personnes. Le grand challenge des organisateurs : aller là où se trouve la population, dans les  » quartiers « .  » Il faut diversifier les lieux d’accès et de promotion d’Internet « , insiste le trésorier de la FIA.

RAID sur l’Afrique

La fête sera également rythmée, à Libreville, par des tables-rondes. Des réunions très attendues qui devraient réunir entre 200 et 500 personnes, lors desquelles  » nous allons asseoir à la même table des dirigeants, des responsables télécoms et leur demander leur politique en matière de nouvelles technologies. Ces rendez-vous devraient se tenir à peu près dans tous les pays « , explique Bertil Willotte-Dingler.

Dans tous les pays, sauf ceux qui seront absents du grand rendez-vous cette année.  » Je regrette que la Centrafrique, le Tchad ou la Guinée n’aient rien organisé, contrairement au Bénin, au Togo, au Gabon, au Burkina, ou encore à Madagascar « .

La FIA invite tous les internautes à participer au RAID (Rally Africain de l’Internet en Duo). Un grand jeu panafricain qui permet de faire découvrir les sites développés par les Africains qui parlent de leur pays.  » Une façon ludique de mettre les gens dans le bain et de valoriser ce qui se fait en Afrique « . Trois étapes mèneront les joueurs dans les différentes régions d’Afrique : vendredi, l’Afrique du Nord, samedi, l’Afrique de l’Ouest et du Centre et dimanche, l’Océan Indien. Pour sa troisième année d’existence, le RAID compte sur sa notoriété pour attirer un plus grand nombre d’internautes.