Fermeture des frontières : quand le Nigeria asphyxie le Bénin


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Frontière fermée
Frontière fermée

Environ un mois déjà que le Nigeria a ordonné à la fermeture de ses frontières terrestres. Aucune solution ne semble pointer à l’horizon. A Sèmè-kraké la frontière la plus importante entre le Bénin et le Nigeria, les activités économiques sont interdites. Et les effets de cette décision deviennent trop pesants pour les commerçants qui commencent à étouffer.

L’ordre de fermeture des frontières terrestres du Nigeria pour une prétendue durée de 28 jours est toujours en cours et pénalise les pays limitrophes du Nigeria. Cependant à presque un mois, aucune solution en vue pour régler ce problème. Les commerçants béninois expriment leur désolation et souhaitent vivement que les deux pays trouvent un terrain d’entente. C’est ce qui ressort des quelques témoignages recueillis sur place.

Ce camionneur bloqué à Sèmè-krakè souhaite vivement la réouverture des frontières. Car n’étant pas préparé à vivre une telle situation, il est obligé de faire des prêts d’argent afin de nourrir ses apprentis. Quant aux vendeuses de fruits, c’est la galère totale. « Tout est resté au sol, on a vu les fruits pourrir devant nous sans rien faire. C’est une énorme dette que j’enregistre en ce moment », se désole cette vendeuse d’orange et d’ananas.

Pour Léontine une vendeuse d’essence importée du Nigeria plus rien ne bouge de son côté. « Depuis la fermeture des frontières, je ne sais plus où donner la tête. L’essence est de plus en plus chère à cause de la hausse du prix du transport. Il faut payer trois fois plus pour le prix du transport de l’essence ». Une situation chaotique et tous espèrent que les deux pays trouvent rapidement une solution.

Mercredi, lors de sa visite à la frontière de Maigatari, une localité frontalière de la République du Niger, le Colonel Hamid Ali, contrôleur général des douanes du Nigeria, a annoncé que son pays ne comptait pas baisser les bras. Pour lui, le seul moyen pour que les frontières soient de nouveau ouvertes est que les pays pénalisés s’entendent avec le gouvernement nigérian. « Les frontières nigérianes resteront fermées jusqu’à ce que les pays qui partagent la frontière avec le Nigeria mettent en application les conditions mises en place pour les politiques économiques du pays, en termes de ce qui entre dans le pays », indique le colonel.

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