Femen Tunisie : le Comité de défense d’Amina crie au complot


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Amina Tyler refait à nouveau parler d’elle. Son comité de soutien s’insurge contre les accusations qui sont faites à son encontre. Lors d’une conférence de presse, mardi, le Comité de soutien, composé de 7 avocats, a analysé en détail l’affaire.

Le Comité de défense d’Amina Tyler a exprimé sa colère face aux accusations qui pèsent sur la « femen Tunisie ». Les défenseurs de la jeune fille dénoncent « un dossier vide et des chefs d’accusation infondés ». Certains membres du Comité de soutien vont même jusqu’à dénoncer un procès politique.

Le dossier judicaire d’Amina suscite de nombreuses interrogations au sein de son comité de soutien. L’une de ses avocates, Radhia Nasraoui, dénonce de fausses accusations faites à l’encontre de sa cliente, comme l’appartenance à une bande organisée dans le but de s’attaquer aux personnes et aux biens. Selon elle, Amina est tout simplement « victime d’une vengeance en réaction à sa publication sur Facebook d’une photo d’elle, seins nus ». Cette accusation était utilisée sous Ben Ali afin de se débarrasser d’individus encombrants. Radhia Nasraoui, va encore plus loin en déclarant que les « deux témoins qui ont prétendu avoir vu Amina dénudée en public, ont inscrit leur numéro de téléphone à la place de leur numéro de carte d’identité, lors de leur témoignage au procès. Ces deux témoins se sont par ailleurs rétractés.

Amina soutenue par Amnesty international

Le père d’Amina s’en prend au ministre des Droits de l’Homme et de la Justice transitionnelle ainsi qu’au Gouverneur de Kairouan qu’il accuse « d’avoir alimenté la vague d’animosité qui prévaut à Kairouan contre sa fille ». Pour le Gouverneur de la ville de Kairouan, Amina a été arrêtée pour s’être dénudée. Selon le comité de défense de la jeune Amina, les déclarations du Gouverneur sont « mensongères ».

Amina Tyler est soutenue par de très nombreuses organisations nationales et internationales, comme l’Organisation mondiale contre la Torture ou encore Amnesty international. Pour lui apporter son soutien, trois femen à Paris, se sont attaquées à l’Elysée en manifestant les seins nus, vêtues juste de mini-short, scandant « Free Amina ».

Cette jeune fille de 19 ans avait fait parler d’elle en mars 2012, en postant sur le réseau social Facebook, des photos d’elle torse nu. Elle avait par ailleurs inscrit sur son corps : « mon corps m’appartient, et n’est source d’honneur pour personne ». En se rendant à Kairouan pour le congrès de Ansar Al Chariaa, interdit par la suite par les autorités, elle a été arrêtée par la police, alors qu’elle inscrivait le mot femen sur un mur du cimetière « Awled Farhan ».

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