Éthiopie : plus de 100 mille déplacés

Éthiopie, plus de 100 000 déplacés

Plus de 101 000 personnes ont été déplacées en raison de la violence dans l’État régional de Benishangul-Gumuz en Éthiopie depuis juillet 2020, a déclaré le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (UNOCHA).

L’Éthiopie connaît l’un des moments les plus dramatiques de son histoire, avec le conflit dans le Tigré, mais également des violences intercommunautaires meurtrières, qui auraient fait plus de de 101 000 déplacés, en raison de la violence dans l’État régional de Benishangul-Gumuz depuis juillet 2020. « Entre la fin juillet 2020 et le 4 janvier 2021, plus de 101 000 personnes ont été déplacées par la violence des woredas (districts) de Bullen, Dangur, Dibate, Guba, Mandura et Wombera de la zone Metekel dans la région de Benishangul Gumuz », a déclaré l’UNOCHA, dans son rapport de situation publié mercredi.

En raison de « la détérioration de la situation sécuritaire dans la zone, l’accès humanitaire et l’aide vitale aux 28 000 rapatriés et aux 101 000 nouvelles personnes déplacées à l’intérieur du pays (PDI) sont difficiles », indique le rapport. Il a également noté que le gouvernement régional fournissait une aide vitale limitée depuis juillet 2020 en utilisant des escortes armées.

Les clusters au niveau infranational ont cartographié les ressources mais, jusqu’à présent, l’insécurité n’a pas permis de transporter le personnel et les produits vers les zones touchées. Le gouvernement fédéral éthiopien est en train de créer un centre de coordination d’urgence (ECC) dans la zone de Metekel, pour coordonner la réponse humanitaire aux personnes déplacées, a noté l’UNOCHA.

Ces dernières années, des violences intercommunautaires meurtrières ont eu lieu dans la zone de Metekel, tuant des centaines de civils. Fin décembre, la zone a été témoin d’attaques meurtrières similaires, qui ont coûté la vie à au moins 207 civils, a confirmé le groupe fédéral éthiopien de défense des droits.

Parmi les victimes se trouvaient une vingtaine de personnes âgées ainsi que 17 enfants, dont un bébé de six mois, a annoncé, en décembre, la Commission éthiopienne des droits de l’Homme (EHRC), un groupe de défense des droits créé par le Parlement éthiopien. Le dernier bain de sang, qui a eu lieu le 22 décembre dernier aux environs de 19h00 GMT, a été perpétré par des hommes armés qui ont incendié et tiré sur des habitants pendant qu’ils dormaient, a indiqué la commission.