Ethiopie : Addis-Abeba accuse les rebelles du Tigré d’avoir repris les combats

Abiy Ahmed, Premier ministre éthiopien
Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed

Les combats ont repris, ce jour, dans le Nord de l’Ethiopie, entre l’armée fédérale et les rebelles de la région du Tigré. Le gouvernement éthiopien accuse les rebelles d’avoir ainsi rompu la trêve.

En vigueur depuis cinq mois, le cessez-le-feu en Ethiopie, ayant mis fin aux combats entre l’armée régulière et les rebelles du Tigré aurait été violé par ces derniers. Les forces du TPLF (Front de libération du peuple du Tigré) ont «lancé une attaque, aujourd’hui à 05H00, dans une zone située au Sud du Tigré, a indiqué, ce mercredi 24 août 2022, un communiqué du gouvernement qui considère que la trêve a été rompue.

Addis-Abeba a déploré le fait que les rebelles n’ont «aucunement tenu compte des nombreuses offres de paix présentées par le gouvernement éthiopien» et a précisé que «nos vaillantes forces de défense et toutes nos forces de sécurité répondent vigoureusement et de manière coordonnée à cette attaque». Le gouvernement appelle toutefois la communauté internationale à exercer une forte pression sur les autorités rebelles du Tigré.

Ces derniers jours, la tension était perceptible entre le gouvernement fédéral et les rebelles du Tigré. Les deux camps s’accusant mutuellement de se préparer à reprendre les hostilités, malgré les engagements pris en faveur de négociations. Lesquelles pourparlers n’ont jamais été enclenchés, depuis que les deux parties ont conclu une trêve, en fin mars dernier. Ce mercredi matin, les autorités rebelles avaient accusé l’armée fédérale éthiopienne d’avoir lancé une vaste offensive contre leurs positions.

Les hostilités ont repris moins de deux ans après l’éclatement du conflit au Tigré, en novembre 2020. A l’époque, le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed y avait envoyé l’armée avec pour mission de déloger le gouvernement de la région qui contestait son autorité. Le chef du gouvernement éthiopien justifiait son action par le fait que les rebelles avaient attaqué des bases militaires dans la région du Tigré.

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