Menacé par Ebola : le Liberia décrète l’Etat d’urgence

La présidente de la République du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, a décrété l’Etat d’urgence en indiquant que le virus Ebola « exigeait des mesures extraordinaires pour la survie de l’Etat ». Elle a fait cette déclaration dans la nuit de mercredi à jeudi, dans une allocution publique.

L’Etat d’urgence a été décrété contre le virus Ebola au Liberia, dans la nuit de mercredi à jeudi, au cours d’une allocution publique de la présidente de la République, Ellen Johnson Sirleaf. Des mesures extraordinaires avaient déjà été prises depuis deux semaines dans le pays pour stopper la propagation, notamment la mise en congé forcé des fonctionnaires non essentiels pour 30 jours, la fermeture des écoles et la désinfection des lieux publics. Pourtant, « la menace continue à grandir », a fait savoir le chef d’Etat.

« Un danger clair et immédiat »

« L’ignorance, la pauvreté, ainsi que des pratiques culturelles et religieuses bien ancrées continuent à exacerber la propagation de la maladie, en particulier en province », a-t-elle ajouté, rapporte Lefigaro.fr. Certains rites funéraires favorisent grandement la diffusion du virus. « L’ampleur et l’échelle de l’épidémie, la virulence et la mortalité du virus dépassent maintenant les capacités et les prérogatives de quelques agences gouvernementales ou ministères que ce soit », a expliqué la Présidente libérienne.

Ellen Johnson Sirleaf a décrété l’Etat d’urgence pour 90 jours, décision qui sera soumis jeudi au Parlement : « le virus Ebola, les ramifications et les conséquences de la maladie, constituent à présent un trouble affectant l’existence, la sécurité et le bien-être de la République, représentant un danger clair et immédiat ».

La fièvre hémorragique Ebola a fait 932 morts depuis son apparition, en janvier, en Guinée, selon un dernier bilan au 4 août dernier, de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) : 363 en Guinée, 282 au Liberia, 286 en Sierra Leone et 1 au Nigeria.