Espagne : Brahim Ghali a quitté l’unité de soins intensifs !


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Brahim Ghali
Brahim Ghali

À l’hôpital San Pedro à Logroño, depuis le 18 avril dernier, le chef du Front Polisario, Brahim Ghali, serait désormais hors de danger. « Il a quitté l’unité de soins intensifs où il été admis le 18 avril. Il récupère de manière favorable dans un autre pavillon », indique le journal espagnol El Confidencial, corroborant les révélations publiées cette semaine par Europa Press.

Considéré comme patient « fantôme », Brahim Ghali, qui serait entré en Espagne sous une fausse identité et à travers la complicité de l’Algérie avec les autorités ibériques, « est hors de danger ». « Il a quitté l’unité de soins intensifs où il été admis le 18 avril. Il récupère, de manière favorable, dans un autre pavillon », indique El Confidencial.

Le mardi 18 mai, l’agence d’information a précisé que Brahim Ghali a compris le contenu de la convocation en langue espagnole émise contre lui par le juge d’instruction du tribunal de l’Audience Nationale Santiago Pedraz. Cette évolution positive de l’état de santé du leader du Polisario risque de prendre de court les plaignants qui craignent un départ en catimini, comme son arrivée en Espagne.

Vendredi, l’ambassadrice du Maroc en Espagne, Karima Benyaich, a d’ailleurs mis en garde contre une exfiltration de Brahim Ghali de la même manière avec laquelle il est rentré. « Une décision qui aggraverait la crise », a-t-elle averti depuis Rabat dans des déclarations aux médias ibériques. Samedi, c’était au tour de Fouad Yazough, ambassadeur directeur général des affaires politiques au ministère des Affaires étrangères, d’accentuer la pression sur le gouvernement espagnol.

Il a exigé de la justice ibérique « d’ouvrir une enquête transparente » sur l’affaire Brahim Ghali. « Cette enquête risque de révéler de nombreuses surprises, notamment la complicité et l’ingérence de quatre généraux d’un pays maghrébin », en référence à l’Algérie, qui constitue un soutien indéfectible du Front Polisario, en ce qui concerne ses revendications sur le Sahara Occidental depuis 1975.

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