Enseveli en Afrique Centrale, Ebola ressuscite mystérieusement en Afrique de l’Ouest !

Le virus Ebola frappe de plein fouet la Guinée où la psychose semble s’installer face à cette fièvre hémorragique dont la létalité dépasse l’imagination. Au moment où le monde entier se mobilise pour porter assistance au peuple de Guinée, une question essentielle mérite d’être posée : comment Ebola, enterré en Afrique Centrale a pu ressusciter en Afrique de l’Ouest ?

La Guinée Conakry est en état d’alerte, Ebola fait sa dangereuse progression dans un pays en voie de développement et aux moyens très limités. La communauté internationale est saisie, elle fait ce qu’elle peut et envisage d’en faire plus. Pendant ce temps, les voisins de la Guinée prennent leurs dispositions. En Sierra Leone et au Liberia c’est déjà le sauve-qui-peut, car Ebola y a déjà fait irruption. Quant au Sénégal, il a préféré fermer sa frontière avec une « Guinée infestée et contagieuse ». L’Arabie Saoudite ne veut plus de pèlerin en provenance de Conakry, Rabat « tamise » son aéroport. Bref, partout dans le monde, la question est la même : comment faire pour éviter qu’Ebola ne traverse les frontières et dans le même temps aider la population guinéenne ? De ce fait, une question essentielle mérite d’être posée.

Comment Ebola est-il arrivé jusqu’en Guinée ?

A l’unanimité, c’est la première fois que le virus Ebola s’invite en Afrique de l’Ouest. Pire, le type qui s’est invité en Guinée est, d’après les spécialistes, le plus dangereux surnommé « Zaïre » et qui avait frappé par le passé le pays du même nom (Zaïre) devenu entretemps Congo Kinshasa puis République démocratique du Congo (RDC). Le virus d’Ebola tient son nom de la rivière zaïroise où il a été repéré pour la première fois il y a vingt ans. Ce filament qui appartient à la classe des filovirus n’a jusqu’à présent été repéré qu’en Afrique centrale. Ebola, qui se manifeste par une fièvre élevée et brutale, des vomissements, des hémorragies profuses, de la bouche, du nez, des yeux, des caillots sanguins disséminés dans l’appareil circulatoire, une diarrhée, souvent sanglante, reste une maladie extrêmement dangereuse qui tue les malades, vidés de leur sang. Il est apparu pour la première fois au Zaïre en 1976 avant de se propager le long de la rivière Ebola. Et trois années plus tard, il est à nouveau signalé en Afrique de l’Est, plus précisément au Soudan. En quelques semaines, ces deux épidémies, les seules confirmées du virus Ebola, ont tué 80% des 500 personnes infectées.

Il aura fallu attendre près de 20 ans, pour on ne sait par quel « miracle » pour ne pas dire mystère, le virus se réveille…en Guinée. Réveillé en Guinée directement relève d’un « miracle », car ce n’est pas en Guinée qu’il s’était « endormi ». De même, le virus réveillé en Afrique centrale et se propage d’un coup en Guinée sans contaminer des personnes en Afrique Centrale, relève aussi d’un …mystère. Oui, il faut se demander comment ce virus est-il parvenu jusqu’en Guinée ? Car on aurait pu comprendre que ce virus se réveille là où il s’est endormi, en Afrique Centrale, contamine des gens ou des animaux (singe, chauve-souris…) et que ces derniers, par n’importe quel canal, le transmettent à la Guinée. Mais là, cela relève d’un véritable « miracle » qu’il ne se soit déclaré qu’en Afrique de l’Ouest (Guinée, Liberia et Sierra Leone) où l’on parle de contagion par déplacement de personnes. Quant au lieu de localisation du « nid » d’Ebola, pour citer l’Afrique Centrale, à ce jour, aucun cas signalé. En clair, le déplacement de ce virus de l’Afrique Centrale vers l’Afrique de l’Ouest n’a pas été noté, car présentement aucun cas n’est signalé ailleurs qu’en Afrique de l’Ouest.

Rappelons que la période d’incubation du virus Ebola dure de 2 à 21 jours et la contamination se fait par le sang et tous les liquides corporels. Nul ne connaît avec certitude le mode de transmission à l’homme.