En visite en Arabie Saoudite, Adly Mansour dit « merci » au roi Abdallah

Le président égyptien, Adly Mansour, a choisi ce lundi l’Arabie Saoudite pour sa première visite à l’étranger. Il a tenu a remercié en personne le roi Abdallah pour son soutien au nouveau régime égyptien.

Le président par intérim égyptien, Adly Mansour, a effectué sa première visite à l’étranger en Arabie Saoudite où il a été accueilli à Jeddah (ouest) par le prince héritier Salmane Ben Abdel Aziz. Il doit rencontrer le roi Abdallah. Sa visite avait pour principal but de « remercier » le royaume saoudien pour son appui au pouvoir égyptien, selon l’agence officielle saoudienne SPA. En effet, l’Arabie Saoudite a été l’un des principaux soutiens du nouveau pouvoir en place après la destitution de Mohamed Morsi, tant sur la plan diplomatique que médiatique. Les Frères musulmans sont depuis longtemps les « Frères » ennemis des autorités saoudiennes. Afin d’encourager la nouvelle transition égyptienne, le pouvoir saoudien a versé une aide de cinq milliards de dollars à l’Egypte.

« Les relations égypto-saoudiennes ont été affectées l’an dernier », après l’accession au pouvoir du président Morsi, « et il est de notre devoir de rétablir ces relations », a ajouté le président égyptien. Adly Mansour a indiqué qu’il évoquerait avec le roi Abdallah « la coopération bilatérale qui s’était interrompue » sous le président Morsi, « notamment les concertations politiques au sujet des crises régionales, ainsi que la coopération économique, commerciale et dans le domaine des investissements ».

Alors que les pays occidentaux dénonçaient la tuerie des Frères musulmans par l’armée égyptienne durant les jours qui ont suivi la destitution de Morsi, l’Arabie Saoudite soutenait le nouveau pouvoir. Dans son discours d’arrivée, Adly Mansour a tenu à le rappeler en soulignant « que certains pays occidentaux avaient une position hostile et avaient menacé d’interrompre leurs aides à l’Egypte ».

La France, qui avait adopté une position ferme vis-à-vis de l’Egypte se serait raffermie après la visite à Paris du prince Saoud Al-Fayçal. « La France en particulier avait pris une position violente contre l’Egypte après le 30 juin, mais sa position a changé après la visite du prince Saoud », a affirmé Adly Mansour.