Emeka Ojukwu, leader de la sécession biafraise

En mai 1967, dans le sud du Nigeria, les Ibo proclament leur indépendance et baptisent leur province « Biafra ».
Le gouvernement nigérian met aussitôt en place un blocus. Débute une guerre civile qui va durer deux ans
et demi et provoquer la mort de plus d’un million de personnes. Ce premier conflit « médiatique » est raconté
ici par ceux qui l’ont vécu : leaders biafrais, conseillers français, militaires et médecins.

histoire-2.jpgNé en 1933, fils d’un riche commerçant, Odumegwu Emeka Ojukwu est licencié d’histoire
contemporaine à Oxford et diplômé de l’école militaire d’Eaton Hall. Gouverneur militaire
de l’Eastern State au Nigeria à partir de janvier 1966, il proclame l’indépendance du Biafra
le 30 mai 1967 et devient le leader de la sécession.

Il explique ici sa vision du conflit, difficile
à placer sur l’échiquier de la guerre froide selon lui mais indubitablement d’origine ethnique en
raison de l’attitude des Haoussa, groupe majoritaire au Nord, vis-à-vis des Ibo, originaires de l’Est,
assassinés en masse. Il évoque également Yakubu Gowon, protégé du gouvernement britannique,
dont il n’accepte pas le coup d’Etat en 1966. Abordant la question du pétrole, il assure qu’il n’est
en rien la raison de la guerre, même s’il a suscité l’intérêt des puissances étrangères.

Les figures
d’Hank Warton et de Chris Okigbo, mercenaires dont le rôle a été crucial dans les premiers jours
du conflit, sont par ailleurs évoquées par le chef rebelle avant qu’il ne revienne sur les « cadeaux »
de la France et le rôle du général de Gaulle. Il explique sa stupéfaction quand il a réalisé que
la politique biafraise de la France était la politique personnelle du général de Gaulle et non celle
de son gouvernement…

Diffusion : 10h15 , 22h00

Mardi 30 décembre 2003

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