Election présidentielle au Gabon : un calendrier problématique

Les partis politiques de l’opposition ont demandé, mercredi, que le délai d’organisation de l’élection présidentielle, devant déboucher sur le choix du 3e président de la République élu du Gabon soit prorogé de 5 à 6 mois. Tandis que le parti au pouvoir (PDG) et ses alliés ont demandé, la veille, à ce que le délai ne dépasse pas trois mois. Ils étaient réunis, à Libreville, par le chef de l’Etat intérimaire, Rose Francine Rogombé.

Notre correspondant au Gabon

Le leader de l’union du peuple gabonais (UPG, opposition), Pierre Mamboundou a estimé que le délai de 30 à 45 jours que prévoit la Constitution est très insuffisant pour permettre « l’organisation d’un scrutin libre et transparent au Gabon en cette période précise ». Aussi, a-t-il souhaité comme l’ensemble de ses pairs que le délai d’organisation de cette consultation électorale soit repoussé de 5 à 6 mois, afin de permettre la révision du fichier électorale et surtout la mise en place de la biométrie.

Un jour auparavant, les partis politiques de la majorité présidentielle et le parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), qui ont affirmé leur attachement à la Constitution, se sont prononcés en faveur d’une période de transition de 2 à 3 mois uniquement.

Après avoir entendu les partis politiques, La présidente de la République recevra les représentants de la société civile vendredi prochain, dans le cadre de la série de concertations entamée il y a 48 heures, en vue d’élaborer un calendrier consensuel de l’élection présidentielle. Elle saisira probablement après ces réunions la Cour constitutionnelle avant la publication du chronogramme de la prochaine consultation électorale.

Rose Francine Rogombé qui a été investie le 10 juin dernier dans ses fonctions du chef de l’Etat intérimaire, après le décès de feu Omar Bongo Ondimba le 8 juin en Espagne, a juré de respecter la Constitution et de se vouer au service du peuple gabonais. Elle s’est engagée au cours de son discours à la nation samedi dernier, un jour après le remaniement ministériel, de placer son action à la tête de l’Etat « sous le triple sceau de la Constitution, de la concertation et du consensus ».