Egypte : un mort dans un attentat contre le consulat d’Italie au Caire

Un attentat contre le consulat d’Italie au Caire a causé la mort d’une personne tandis que quatre autres ont été blessées, ce samedi.

Samedi meurtrier en Egypte où un attentat contre le consulat d’Italie au Caire a causé la mort d’une personne tandis que quatre ont été blessées. La déflagration a détruit une partie de la façade du bâtiment.

Un civil a été tué et quatre personnes ont été blessées dans l’explosion d’une voiture piégée. Il s’agit là du premier attentat contre une mission diplomatique depuis le début des attaques souvent attribuées à des terroristes et autres djihadistes, notamment après l’éviction du Président Mohamed Morsi, en juillet 2013.

Précisant que l’attaque n’avait pas fait de victime italienne, le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, a, aussitôt après cet attentat, réagi en affirmant que son pays ne se laisserait pas intimider. Après l’explosion, les abords du consulat étaient inondés du fait d’une canalisation d’eau qui a rompu. Le consul s’est rendu dans le bâtiment pour faire l’état des lieux.

Cette attaque fait suite à une série d’exactions souvent meurtrières en Egypte. En effet, il y a quelques jours,plus précisément le 29 juin dernier, le procureur général d’Egypte a été tué au cours d’un attentat, alors qu’il se trouvait dans sa voiture. Le 1er juillet dernier, le groupe Etat islamique a lancé une série d’attaques contre l’armée, faisant près d’une « centaine de morts ».

Ces attentats avaient poussé le Président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, à promettre la mise en place d’une législation plus dure pour « lutter contre le terrorisme ». A travers ces attaques, les assaillants disent agir en représailles à la sanglante répression qui s’est abattue sur les pro-Morsi, notamment les Frères musulmans, parmi lesquels plus de 1 400 personnes ont été tuées. L’ancien Président Mohamed Morsi, démocratiquement élu, avait été destitué en juillet 2013 par l’actuel chef de l’Etat Abdel Fattah al-Sissi, alors chef de l’armée.