Egypte : Fabius au Caire pour « obtenir un cessez-le-feu » entre Israël et le Hamas

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius se rend, ce vendredi, dans le capitale égyptienne, Le Caire, afin de soutenir les efforts pour « obtenir un cessez-le-feu » signé par le Hamas et Israël. Il rencontrera notamment le Président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas avant de se rendre à Tel Aviv, dans le nord d’Israël pour s’entretenir avec Benyamin Netanyahou.

Le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius se rend, ce vendredi, en Egypte, au Caire. Il va rencontrer le Président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, le Président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, ainsi que son homologue égyptien Sameh Chokri. Il ira ensuite à Amman, capitale de la Jordanie où il rencontrera les autorités du pays avant de s’entretenir avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à Tel Aviv, dans le nord d’Israël. Cette visite a pour objectif de soutenir les efforts afin d’ « obtenir un cessez-le-feu immédiat », selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

L’Egypte tente d’obtenir un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas depuis plusieurs jours, offre refusée par l’organisation palestinienne de lutte contre l’occupation israélienne. La signature d’un tel accord correspondrait alors pour elle à une reddition totale.

Le Hamas est une organisation palestinienne qui s’oppose à l’occupation d’Israël. Créé en 1987 par trois membres des Frères musulmans, Sheikh Ahmed Yassin, Abdel Aziz al-Rantissi et Mohammed Taha, ce mouvement prône l’instauration d’un Etat islamique palestinien sur toute la terre de l’ancienne Palestine mandataire qui comprend l’Etat d’Israël, la Cisjordanie et la bande de Gaza. Le Hamas remporte les élections législatives palestiniennes, le 26 janvier 2006, avec 56 % des suffrages. Alors que le Fatah fondé par Yasser Arafat garde le pouvoir en Cisjordanie, le Hamas prend de fait le contrôle de la bande de Gaza. Ces deux parties qui se sont opposées à plusieurs reprises au cours d’affrontements meurtriers pour le contrôle des territoires palestiniens ont annoncé leur volonté de réconciliation en avril 2014, avant de former en juin dernier un « gouvernement de consensus ».

Cette visite intervient au moment où l’offensive de Tsahal s’intensifie. Les autorités égyptiennes ont récemment dénoncé l’escalade militaire israélienne dans la bande de Gaza, une bande de terre de 41 km de long sur la côte orientale de la mer Méditerranée où vivent 1,7 million de Palestiniens.

Israël est prêt à élargir son offensive

Le chef de la diplomatie française avait indiqué, mercredi, que l’Europe était « prête à faire des choses » pour aider à aboutir à une trêve durable entre les différentes parties, notamment en envoyant des « forces qui pourraient contrôler les passages entre Gaza et Israël », rapporte l’AFP. Certains déclarations de l’Elysée remettent en cause la volonté réelle des autorités françaises de faire stopper l’offensive israélienne. Le Président Hollande avait commencé par valider l’attaque d’Israël qui tente de « protéger sa population face aux menaces », avant de déclarer « son inquiétude concernant la situation à Gaza ».

L’Etat hébreux a indiqué être prêt, ce vendredi, à « élargir » encore son offensive contre Gaza, qui subit un assaut terrestre de Tsahal depuis deux jours afin d’anéantir les infrastructures du Hamas. Près de 24 Palestiniens ont été tués en moins de 24 heures. Au total 265 Palestiniens sont morts à cause de l’offensive israélienne qui a débuté le 8 juillet par des raids aériens. Un soldat et un civil ont été tués côté israélien.