Egypte : face au juge, Moubarak encourt la peine de mort

C’est ce dimanche que s’est ouvert le procès des dirigeants égyptiens impliqués dans des affaires de meurtre. Au banc des accusés, l’ancien chef d’Etat égyptien, Hosni Moubarak, le guide des Frères musulmans, Mohamed Badie, ses deux adjoints entre autres. Si pour les Frères musulmans, le procès a été reporté au 29 octobre, Moubarak lui fait face au juge ce dimanche.

Le procès des dirigeants égyptiens impliqués dans des affaires de meurtre s’est ouvert ce dimanche. Aussitôt l’affaire des Frères musulmans mise sur la table du juge, elle a été reportée, du fait de l’absence des accusés, pour des raisons de séécurité. Il s’agit de hauts responsables des Frères musulmans, dont leur guide Mohamed Badie et ses deux adjoints entre autres accusés. Quant à Hosni Moubarak, son procès a débuté ce dimanche 25 août, devant la cour d’assises au Caire. Il est accusé de complicité de meurtre.

Libéré jeudi et transféré par hélicoptère vers l’hôpital militaire, l’ancien chef d’Etat, Hosni Moubaarak, doit encore rendre des comptes. L’ex-Président égyptien, assigné à résidence, attendait en effet d’être jugé pour le meurtre des 800 manifestants tués lors du soulèvement du peuple contre son régime, en février 2011 . Son procès a repris ce dimanche 25 août au Caire. Mohamed Badie et ses deux adjoints, Khairat al-Chater et Rachad Bayoumi, comparaîtront finalement le 29 octobre pour « incitation au meurtre », lors des manifestations des partisans de Mohamed Morsi, déchu par l’armée le 3 juillet dernier.

Trois autres membres de la confrérie des Frères musulmans, dont deux sont en fuite, sont accusés de meurtre prémédité et de détention illicite d’armes à feu. Une douzaine de manifestants anti-Morsi avaient été tués devant le quartier général de la confrérie au Caire, lors du soulèvement du 30 juin. Les accusés risquent tous la peine de mort, apprend-on sur Rfi qui précise que 29 autres membres des Frères musulmans, dont un en fuite, comparaîtront devant la cour d’assises, pour avoir terrorisé la population, agressé un officier de police et fait usage d’armes à feu et de machettes. Toujours selon Rfi, ils risquent de lourdes peines de prison. Leur procès étant prévu le 29 octobre prochain.

Quant à Moubarak, il a assisté à son procès de ce dimanche. La lourde charge, complicité de meurtre de 800 personnes tuées lors des manifestations de février 2011, qui pèse contre lui, fait qu’il encourt la peine de mort.