Ebola : MSF va tester trois traitements expérimentaux en Afrique de l’Ouest

L’organisation humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF) va participer à des essais cliniques dans trois de ses centres de traitement Ebola en Guinée et au Liberia, rapporte un communiqué de l’organisation, ce jeudi. Il s’agit de tester des traitements expérimentaux sur des patients infectés.

L’organisation française Médecins Sans Frontières (MSF) va participer à des essais cliniques contre le virus Ebola en Afrique de l’Ouest. Des traitements expérimentaux vont être administrés à des patients contaminés par Ebola dans trois centres de traitement de l’ONG, en Guinée et au Liberia, selon un communiqué officiel ce jeudi.

Ces essais se feront en partenariat avec l’Institut National (français) de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) qui va mener une étude sur l’antiviral favipiravir à Guéckédou, en Guinée. L’Institut de Médecine Tropicale d’Anvers (IMT) va en effectuer une sur le traitement par plasma ou sang total dans le centre de Donka, à Conakry, dans le même pays. Tandis que l’université d’Oxford va tester le médicament antiviral brincidofovir dans le centre ELWA 3 de Monrovia, au Liberia, pour le Consortium International des Infections Respiratoires Aiguës Sévères et Emergentes (ISARIC).

« Une nouvelle expérience pour nous tous »

Le coordonnateur des partenariats de recherche pour l’ONG française, le Dr. Annick Antierens, justifie la participation de son organisation à ces essais : « MSF étant l’un des principaux acteurs dispensant des soins médicaux aux patients infectés par le virus Ebola en Afrique de l’Ouest, nous prenons part à ces études cliniques accélérées dans le but de donner de meilleures chances de survie aux personnes touchées par l’épidémie actuelle ».

Les premiers traitements expérimentaux seront administrés en décembre prochain. Les premiers résultats pourront être connus en février 2015. « Mener des études cliniques sur des médicaments expérimentaux au cœur d’une crise humanitaire est une nouvelle expérience pour nous tous », a précisé le professeur Peter Horby, l’investigateur principal de l’essai mené par l’ISARIC.

« Nous devons garder en mémoire qu’il n’existe pas de garantie que ces thérapies soient des traitements miracles », a indiqué le Dr. Antierens de MSF. L’organisation prévient en conclusion les organisations pharmaceutiques que les éventuels médicaments produits devront être « abordables et disponibles dans des quantités suffisantes ».