Ebola : comment Saint-Mandé vit le cas venu de la Sierra Leone

La France fait face à un nouveau de cas de virus Ebola. Depuis samedi, un agent de l’Unicef est hospitalisé en France après avoir contracté le virus en Sierra Leone. Elle est soignée à l’hôpital militaire de Saint-Mandé, en banlieue parisienne. Comment les habitants du quartier réagissent-ils face à ce nouveau cas près de chez eux ? Afrik.com est allé à leur rencontre. Reportage

La ministre française de la Santé, Marisol Touraine, a déclaré, lundi, que la patiente se trouve dans un état stable. Pour les habitants de Saint-Mandé, le virus Ebola ne fait pas partie de leurs priorités, même si certains semblent inquiets depuis l’hospitalisation de cet agent en provenance d’un des pays les plus touchés par le virus.

Absence d’inquiétude

Aux abords de l’hôpital militaire Bégin, la vie des habitants ne semble pas suspendue au sort de l’agent de l’ONU. Chacun vaque à ses occupations. En effet, le virus Ebola ne fait pas partie de leurs sujets de discussions. Le fleuriste situé en face de l’hôpital ne semble pas inquiet du fait de la présence de cette patiente infectée et internée près de son commerce. Tout en composant son bouquet de roses, il déclare que ses clients ne font même pas allusion à l’agent de l’ONU, ils ne s’en inquiètent pas le moins du monde. Cependant, il tient à préciser que ses amis et proches plaisantent avec lui en évoquant le fait qu’il travaille à coté de l’hôpital abritant le cas d’Ebola.

Même son de cloche au magasin de prêt-à-porter Brands Shop, où la responsable reconnait ne pas suivre l’actualité autour du virus Ebola. Selon elle, les habitants ne veulent pas penser au virus, qu’il se trouve à deux pas de chez eux ou ailleurs dans le monde: « la vie suit son cours ici ».
Au contraire, à la boulangerie, interpellée sur le cas du virus Ebola et l’état de l’agent de l’ONU, l’employée prit peur, reprit la mise en place de ses sandwichs sans dire un mot. De son côté, la pharmacienne précise que les conditions sanitaires restent les mêmes, « il y a pas de psychose de la part de mes clients ».

Mobilisation de la France en question

A l’entrée du lycée Hector Berlioz à Saint Mandé, une lycéenne estime que la France a les moyens de guérir cet agent. « C’est une bonne chose de l’avoir rapatrié ici ». Cet hôpital avait déjà soigné, en septembre, une volontaire française contaminée par Ebola au Liberia, et aujourd’hui guérie. Un retraité passant devant pense que la France à d’autres problèmes à gérer qu’Ebola qui sévit en Afrique de l’Ouest.

A ce jour, le sexe et la nationalité de cet agent de l’Unicef demeure inconnue. Son rapatriement à Saint-Mandé ne semble pas poser de problème aux habitants.