Drôle de Sommet de l’Elysée sur la paix et sécurité en Afrique

Le Sommet de l’Elysée sur la paix et sécurité en Afrique se tiendra du 6 au 7 décembre à Paris. L’objectif, mettre sur pied une force africaine qui puisse intervenir rapidement en cas de conflit sur le continent. Plus d’une quarantaine de chefs d’Etats africains y sont conviés. Mais ceux qui sont poursuivis par la Cour pénale internationale, ou sous le coup de sanctions, ont été recalés !

Près d’une quarantaine de chefs d’Etat africains seront présents au Sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique qui se tiendra du 6 au 7 décembre. L’objectif, pouvoir mettre sur pied une force africaine qui soit capable d’intervenir rapidement en cas de crise et conflit dans le continent. Le sommet sera centré sur trois thèmes : « la paix et la sécurité », « le partenariat économique et développement » et « changement climatique ».

Les grands absents

Les organisations internationales et européennes, régionales africaines participeront également à ce sommet. Entre autres l’ONU, le Conseil européen, la Commission européenne, la Commission de l’Union africaine, le Fonds monétaire internatinal et la Banque mondiale. En revanche, les chefs d’Etats africains sous le coup de mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale ou de sanctions ne pourront pas participer au sommet. C’est le cas d’Omar el-Béchir, le Président du Soudan, Robert Mugabe, chef d’Etat du Zimbabwe, ou encore le dirigeant de transition centrafricain, Michel Djotodia.

Un énième sommet?

Le Président de transition égyptien Adly Mansour n’y est pas non plus convié. D’autant que l’Egypte a été exclue de l’Union africaine après le coup d’Etat contre Mohamed Morsi. En revanche le Président kényan Uhuru Kenyatta poursuivi par la CPI est lui autorisé à assister au sommet car il coopère avec la juridiction internationale, selon la conseillère de l’Elysée sur les questions africaines. De son côté, le Président algérien Abdelaziz Bouteflika, qui ne pourra pas assister à l’évènement en raison de sa santé fragile, sera représenté par son Premier ministre Sellal. Si la plupart des chefs d’Etat ont rapidement répondu présent pour assister à ce sommet, ce n’est pas le cas du Rwandais Paul Kagamé contrairement aux présidents congolais et Ougandais Joseph Kabila et Yoweri Musevini.

De nombreuses questions demeurent encore sans réponse à propos de ce sommet très spécial qui réunit quasiment tous les chefs d’Etat du continent. On ignore encore quels en seront les grandes lignes, et s’il aboutira réellement à des solutions concrètes pour le développement du continent. Rares sont les sommets qui ont permis à l’Afrique de se redresser. En quoi celui-ci sera différent ? Réponse le 6 et 7 décembre.