Drogba & Co contre le paludisme

Dans le cadre de la campagne de sensibilisation « Faire reculer le paludisme », des stars du football africain comme l’Ivoirien Didier Drogba ou le Nigerian Peter Odemwingie ont enregistré des spots radiotélévisés qui seront diffusés dans l’ensemble de l’Afrique.

A l’attaque ! Dans le sillage de l’Ivoirien Didier Drogba, l’avant-centre du club anglais de Chelsea, les plus grandes vedettes africaines du football participent à une campagne de sensibilisation contre le paludisme. Selon Yaffa Mams, le promoteur de ce programme baptisé « Les footballeurs contre le paludisme », l’Ivoirien d’Arsenal Kollo Touré, le Nigérian de l’OM Wilson Oruma, celui de Lille Peter Odemwingie ou le Congolais de Portsmouth, Trésor Lualua, ont également décidé de s’investir dans cette campagne.

Ils y lancent un avertissement sur les dangers du paludisme et exhortent les parents et les communautés à protéger les jeunes enfants de la maladie. Chacun d’entre eux a ainsi raconté en langue africaine une histoire personnelle d’1mn 30 sur le paludisme. « Le paludisme, est une chose terrible », dit le message de Drogba. « Aujourd’hui, pour ne pas l’attraper, la moustiquaire est un des moyens les plus sûrs de prévention. Protégez-vous du paludisme et protégez vos enfants, car ils sont l’avenir de l’Afrique », poursuit-il. Les enregistrements sont destinés à être diffusés dans l’ensemble de l’Afrique.

« Faire reculer le paludisme »

Ces initiatives font partie d’une campagne de sensibilisation du public organisée par le partenariat « Faire reculer le paludisme » établi en 1998 par la Banque mondiale, l’Organisation mondiale de la santé, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Rappelons que le paludisme est une maladie parasitaire potentiellement mortelle transmise par des moustiques. Appelé aussi malaria, elle prend la forme d’une parasitose, due à un protozoaire transmis par la piqûre d’un moustique, l’anophèle, qui provoque des fièvres intermittentes. Il est la cause de 1 à 3 millions de décès chaque année dans le monde, principalement dans les régions tropicales et en Afrique sub-saharienne.
Même s’il n’existe pas de vaccin contre le paludisme, la maladie est évitable et traitable. Pourtant on estime que, toutes les 30 secondes, elle coûte la vie à un enfant africain.