Direct : la révolte libyenne réprimée dans le sang

Les manifestations contre le régime du Colonel Mouammar Kadhafi sont violemment réprimées. Des témoins ont affirmé que l’aviation libyenne a bombardé la foule lundi. La Fédération internationale des Ligues de droits de l’Homme (FIDH) avance un bilan de 300 à 400 morts depuis le début de la contestation, le 17 février. La chaîne d’information Al-Jazira a annoncé plus de 500 victimes ce mardi. La communauté internationale a condamné les violences à l’encontre des manifestants. Plusieurs villes seraient tombées hier aux mains des protestataires, en raison de défections dans l’armée.

19h45 : Suspension de la participation de la Libye aux réunions de la Ligue arabe confirmée par l’organisation panarabe à l’issue d’une réunion convoquée en urgence.

19h15 : Un des trois avions français envoyés en Libye pour rapatrier les ressortissants n’a pas pu atterrir à Tripoli et a été détourné vers Malte.

19h10 : La Libye est suspendue de la ligue arabe, selon Al-jazira

18h50 : Des coups de feux ont retenti à Tripoli après l’allocution du guide libyen, selon Al-Jazira.

18h00 : Mouammar Kadhafi menace de « purger » la Libye maison par maison

17h58 : Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne, annonce que l’UE va suspendre les négociations en cours des accords commerciaux avec la Libye.

17h40 : Il menace les rebelles d’une riposte similaire à Tienanmen et Falloujah.

17h35 : Le leader libyen promet une « nouvelle administration et de nouveaux comités ». Il demande « aux jeunes de former des comités de sécurité locale », ne voulant pas des « pourris » et d’une « minorité terroriste qui veut transformer la Libye en émirat ». « Le pétrole libyen appartient au peuple », souligne-t-il.

17h25 : « Doivent être condamnés à mort, tous ceux qui touchent à l’unité du pays, ceux qui attaquent l’armée, les islamistes ou les personnes qui ne servent pas les intérêts du pays », ajoute t-il.

17h20 : Le dirigeant libyen lance un appel à ses partisans : « Que ceux qui m’aiment sortent dans les rues ». Pour lui, les manifestants ne font qu’imiter ce qui s’est passé dans les autres pays arabes. Il agite la menace d’une guerre civile.

17h12 : « Nous n’avons pas encore utilisé la force », poursuit le chef d’Etat qui demande aux Libyens de ne pas s’en prendre à l’armée.

16h57 : Le guide libyen ne compte pas se retirer « comme l’ont fait d’autres présidents ». Il estime que « la révolution est un sacrifice à vie jusqu’à la fin », estimant que lui et ses proches ont « créé ce pays », quitte à « mourir en martyrs ».

16h52 : Début de l’allocution télévisée de Mouammar Kadhafi.

15h40 : L’ambassadeur de Libye en France affirme qu’il est du côté du « peuple » contre la « machine d’oppression ». Une position que partage l’ambassadeur libyen à l’UNESCO.

15h22 : La réunion du Conseil de sécurité des Nations Unis (l’ONU) débute à New-York.

15h10 : 15h10. Mouammar Kadhafi va s’adresser au peuple, selon la télévision libyenne.

14h55 : Selon le président russe, Dimitri Medvedev, les troubles qui ébranlent le monde arabe, risquent de se solder par l’arrivée au pouvoir de « fanatiques » et de provoquer la désintégration de certains de ces Etats « en petits morceaux ».

14h40 : Une centaine de personnes manifestent à Paris, près de l’ambassade libyenne.

14h20 : L’Union Européenne discute d’éventuelles sanctions à l’égard du régime Libyen, en raison de la violente répression menée contre les manifestations

14h10 : Les Pays-Bas annoncent l’envoi d’un avion militaire pour évacuer leurs ressortisants.

14h00 : L’Allemagne a envoyé un nouvel avion pour rapatrier ses ressortissants.

13h05 : Mouammar Kadhafi ne quittera pas la Libye et tente de dialoguer avec les chefs tribaux pour calmer la situation.

12h35 : La France envoie trois avions à Tripoli pour évacuer ses ressortissants.

12h25 : Les troubles en Libye ébranlent les Bourses asiatiques et européennes.

12h08 : Silvio Berlusconi, le président du Conseil italien, craint une arrivée massive de clandestins.

11h42 : Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan demande à la Libye de ne pas commettre l’erreur d’ignorer les revendications du peuple

11h26 : Selon des témoins, le centre de Tripoli serait bouclé par les forces fidèles au régime. A Tarhouna, deux unités de l’armée se sont ralliées à la révolte, d’après le quotidien d’information britannique, ¨The Guardian.

11h04 : Selon Navi Pillay, la haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, « les attaques systématiques contre la population civile pourraient être assimilées à des crimes contre l’humanité ».

10h59 : La Tunisie attend le feu vert des autorités de Tripoli pour poursuivre le rapatriement de ses expatriés. Six cents Tunisiens, sur 3 600, ont déjà regagné leur pays, faisant état d’actes hostiles envers eux en Libye.

10h38 : L’ONU demande l’ouverture d’une « enquête internationale indépendante » et demande « l’arrêt immédiat des graves violations des droits de l’Homme commises par les autorités libyennes ».

10h29 : Les rapatriements continuent. Une centaine d’Italiens se trouvant à Benghazi, la zone la plus touchée par les violences en Libye, vont être prochainement rapatriés par un avion militaire.

10h19 : Les Libyens expatriés s’attaquent aux symboles. Une centaine de personnes ont pénétré de force au consulat de Libye à Dubaï, arrachant et brisant les portraits de Kadhafi et en appelant à la chute du régime. « Il n’y a de Dieu que Dieu, Kadhafi est l’ennemi de Dieu », scandent les manifestants, en majorité de nationalité libyenne.

10h16 : Le prix du pétrole atteint un niveau très élevé : à 100,59 dollars le baril. Il franchit la barre des 100 dollars pour la première fois en deux ans et demi.

10h13 : L’Organisation de la conférence islamique (OCI) condamne l’usage de la force « excessive » par les organes de sécurité et dénonce « une catastrophe humaine contraire aux valeurs de l’Islam et de l’humanité ».

10h09 : Les pistes de l’aéroport de Benghazi auraient été bombardées et détruites, selon la BBC, citant le ministre égyptien des affaires étrangères.

10h05 : La situation est plutôt calme dans plusieurs quartiers de la capitale, dont Tajoura qui a été le théâtre lundi de violents affrontements, avec des tirs à balles réelles et l’utilisation d’hélicoptères, selon des témoins.